{"id":9261,"date":"2017-04-20T20:00:51","date_gmt":"2017-04-20T18:00:51","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=9261"},"modified":"2017-04-20T20:00:51","modified_gmt":"2017-04-20T18:00:51","slug":"oncle-vania","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=9261","title":{"rendered":"Oncle Vania"},"content":{"rendered":"<p>Lecture | Th\u00e9\u00e2tre des D\u00e9chargeurs | <a href=\"http:\/\/www.lesdechargeurs.fr\/spectacle\/solo-theatre-reprise\">En savoir plus<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p class=\"Standard\" style=\"text-align: justify;\"><u>Oncle Vania<\/u>, une \u00ab\u00a0lecture \u00e0 voix haute\u00a0\u00bb de la pi\u00e8ce de Tchekhov propos\u00e9 par Solo Th\u00e9\u00e2tre. Une co-r\u00e9alisation Les D\u00e9chargeurs et Les Livreurs au th\u00e9\u00e2tre des D\u00e9chargeurs.<\/p>\n<p class=\"Standard\" style=\"text-align: justify;\">Le concept est le suivant\u00a0: un interpr\u00e8te, une pi\u00e8ce, une heure. Il faudrait ajouter \u00ab\u00a0des voix\u00a0\u00bb. Tout est fait pour laisser de l&rsquo;espace \u00e0 la voix de l&rsquo;interpr\u00e8te pour qu&rsquo;il puisse la transformer en plusieurs voix.<\/p>\n<p class=\"Standard\" style=\"text-align: justify;\">La salle est minuscule, le public peu nombreux. Une vingtaine de personnes dans une cave o\u00f9 une plateau noir fait office de sc\u00e8ne. Pas de d\u00e9cor, seulement une ouverture basse pour les entr\u00e9es et sorties. C&rsquo;est un cadre \u00e9trange pour qui s&rsquo;attend \u00e0 voir une pi\u00e8ce de Tchekhov. Un iPad est plant\u00e9 sur un pied au milieu de la sc\u00e8ne et puis c&rsquo;est tout.<\/p>\n<p class=\"Standard\" style=\"text-align: justify;\">La lectrice arrive et commence \u00e0 dire le texte. Elle fait entendre un personnage, deux personnages&#8230; mais au bout du quatri\u00e8me il devient difficile de savoir qui est quelle voix. On ne peut pas nier son talent pour varier les intentions, les intonations&#8230; mais finalement on distinguait deux voir trois tons diff\u00e9rents, le reste semblait \u00eatre des nuances des deux principales. Car quand Oncle Vania devenait ironique, on le confondait avec Ilia. Et quand Sonia devenait nostalgique ou r\u00eaveuse, on se demandait si ce n&rsquo;\u00e9tait pas El\u00e9na qui parlait. Et Astrov ressemblait tant \u00e0 Alexandre, que j&rsquo;ai longtemps pens\u00e9 qu&rsquo;ils \u00e9taient un seul et m\u00eame personnage. Peut-\u00eatre fallait-il d\u00e9j\u00e0 conna\u00eetre la pi\u00e8ce pour appr\u00e9cier totalement la performance\u00a0?<\/p>\n<p class=\"Standard\" style=\"text-align: justify;\">Le d\u00e9fi \u00e9tait de taille et cette proposition ne m&rsquo;a pas convaincue. Certes, la lecture stimulait des images mais le retour au texte d\u00e9stabilisait et il \u00e9tait courant de d\u00e9crocher. Peut-\u00eatre le format d&rsquo;une heure est trop \u00e9troit pour une pi\u00e8ce telle que <u>Oncle Vania<\/u>. De m\u00eame qu&rsquo;une seule personne est peut \u00eatre insuffisante pour la diversit\u00e9 et la complexit\u00e9 des personnages de Tchekhov.<\/p>\n<h6 class=\"Standard\" style=\"text-align: right;\">Nora Calderon<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce jeudi 20 avril, je me suis rendue au Th\u00e9\u00e2tre des D\u00e9chargeurs pour assister \u00e0 une repr\u00e9sentation d&rsquo;<em>Oncle Vania<\/em>, une pi\u00e8ce d&rsquo;Anton Tchekhov. Sans trop savoir \u00e0 quoi m&rsquo;attendre. En effet, cette pi\u00e8ce \u00e9tait l&rsquo;avant-derni\u00e8re d&rsquo;une s\u00e9rie de repr\u00e9sentations donn\u00e9es dans ce th\u00e9\u00e2tre, suivant une ligne directrice: un seul interpr\u00e9te fait entendre une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre en une heure, sans d\u00e9cor ni accessoire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e8s le d\u00e9part, on est plong\u00e9 dans une ambiance particuli\u00e8re. Apr\u00e8s avoir descendu une vingtaine de marches, on se retrouve dans une esp\u00e8ce de cave assez exigu\u00eb. Le lieu d\u00e9gage une atmosph\u00e8re sp\u00e9ciale. Nous sommes en petit comit\u00e9, \u00e0 peine une vingtaine de personnes, dont les organisateurs et la famille de la lectrice.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Celle-ci arrive peu apr\u00e8s, sobre, et se place \u00e0 quelques pas de nous, une tablette \u00e0 la main. Et elle commence \u00e0 lire. La pi\u00e8ce a \u00e9t\u00e9 d\u00e9coup\u00e9e en cinq actes, pour laisser le temps \u00e0 l&rsquo;interpr\u00e8te de souffler. Elle raconte la fin du s\u00e9jour du professeur et de sa jeune \u00e9pouse, El\u00e9na, chez le fr\u00e8re de la premi\u00e8re femme de celui-ci, l&rsquo;oncle Vania. La pi\u00e8ce se d\u00e9roule dans la propri\u00e9t\u00e9 de Sonia, la fille du professeur et la ni\u00e8ce de Vania. Celui-ci a toute sa vie exploiter le domaine pour en envoyer les revenus au professeur, qu&rsquo;il admirait. Mais apr\u00e8s s&rsquo;\u00eatre rendu compte de l&rsquo;\u00e9go\u00efsme et de la vanit\u00e9 de celui-ci, Vania a l&rsquo;impression d&rsquo;avoir g\u00e2ch\u00e9 sa vie. Sur ce, se greffent, comme dans tout bon drame russe, des histoires d&rsquo;amour contrari\u00e9es: Vania est amoureux d&rsquo;Elena, la femme du professeur, belle jeune femme qui s&rsquo;ennuie profond\u00e9ment; Sonia est amoureuse d&rsquo;un certain docteur Astrov, qui vient chaque jour \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 pour les beaux yeux d&rsquo;Elena, qui n&rsquo;est pas insensible \u00e0 son charme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La lectrice a presque une dizaine de personnages \u00e0 interpr\u00e9ter, et on s&rsquo;y perd parfois un peu. Elle arrive cependant \u00e0 leur conf\u00e9rer \u00e0 tous une \u00e2me propre, gr\u00e2ce \u00e0 sa voix et \u00e0 ses mimiques. On sent tout le travail fourni en amont, pour ne pas s&#8217;emm\u00ealer les pinceaux entre ces diff\u00e9rentes facettes. L&rsquo;interpr\u00e9tation d&rsquo;Elena, d\u00e9sabus\u00e9e, les yeux dans le vague, suscite des rires, de m\u00eame que celle de T\u00e9l\u00e9guine, un homme dont le passe-temps est de complimenter de fa\u00e7on mielleuse \u00ab\u00a0Son Excellence\u00a0\u00bb, le professeur. Mais on ressent \u00e9galement la souffrance de ces hommes et de ces femmes, qui, pour \u00e9chapper \u00e0 leur vie insignifiante, succombent \u00e0 la paresse pour El\u00e9na ou Vania, ou \u00e0 l&rsquo;alcool pour le docteur Astrov. Le bonheur semble ainsi inatteignable, comme semble le sugg\u00e9rer la derni\u00e8re phrase \u00ab\u00a0Nous nous reposerons\u00a0\u00bb, r\u00e9p\u00e9t\u00e9e par Sonia, avec plus de r\u00e9signation que d&rsquo;espoir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En bref, une repr\u00e9sentation int\u00e9ressante qui permet de d\u00e9couvrir un classique de la litt\u00e9rature russe, et surtout, un grand bravo \u00e0 l&rsquo;interpr\u00e8te!<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Aurore Campagne<\/h6>\n<pre>Photo : Les Livreurs<\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Lecture | Th\u00e9\u00e2tre des D\u00e9chargeurs | En savoir plus Oncle Vania, une \u00ab\u00a0lecture \u00e0 voix haute\u00a0\u00bb de la pi\u00e8ce de Tchekhov propos\u00e9 par Solo Th\u00e9\u00e2tre. Une co-r\u00e9alisation Les D\u00e9chargeurs et Les Livreurs au th\u00e9\u00e2tre des D\u00e9chargeurs. 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