{"id":9280,"date":"2017-04-26T20:00:51","date_gmt":"2017-04-26T18:00:51","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=9280"},"modified":"2017-04-26T20:00:51","modified_gmt":"2017-04-26T18:00:51","slug":"bach-to-paradise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=9280","title":{"rendered":"Bach to paradise"},"content":{"rendered":"<p>Concert | Grand Amphith\u00e9\u00e2tre de la Sorbonne | <a href=\"http:\/\/www.clefdeschants.fr\/26-avril-2017-grand-amphitheatre-de-la-sorbonne-bach-to-paradise\/\">En savoir plus<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Bach to Paradise<\/em> est un concert organis\u00e9 par la chorale interuniversitaire Clef des chants ensemble, accompagn\u00e9e par l\u2019orchestre McFly orchestra pour le r\u00e9pertoire classique et sous la direction de Benoit Reeves. C\u2019est dans le grand amphith\u00e9\u00e2tre de la Sorbonne que se tient ce spectacle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La premi\u00e8re partie est classique. Bach,\u00a0Mozart, Vivaldi, la chorale et l\u2019orchestre enchantent l\u2019amphith\u00e9\u00e2tre avec ces morceaux tr\u00e8s bien ma\u00eetris\u00e9s. Le cadre -magnifique, il faut le souligner- accentue cet \u00e9merveillement, et on pourrait avoir l\u2019impression d\u2019\u00eatre transpos\u00e9(e) dans le pass\u00e9. Les chants m\u00e9lodiques, accompagn\u00e9s parfois de solistes aux voix \u00e9poustouflantes, \u00e9veillent la sensibilit\u00e9 et bercent nos oreilles. La Clef des chants ensemble permet de d\u00e9couvrir de grands morceaux, extr\u00eamement bien interpr\u00e9t\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s cette premi\u00e8re partie assez classique, qui correspond \u00e0 ce \u00e0 quoi on s\u2019attend en assistant \u00e0 un concert comme celui-ci, la suite s\u2019est av\u00e9r\u00e9e plus surprenante. Quelle ne fut pas notre surprise en voyant une jeune femme d\u00e9ambuler avec un aspirateur pendant que le ch\u0153ur entonnait <em>I want to break free<\/em>\u00a0! En effet, en chantant ce r\u00e9pertoire moderne (d\u2019Ad\u00e8le, \u00e0 Coldplay, ou encore T\u00e9l\u00e9phone), la chorale s\u2019est permise une certaine extravagance, assum\u00e9e et soulign\u00e9e par l\u2019 utilisation d\u2019accessoires comme des bougies violettes ou des lunettes de soleil lors de la chanson <em>\u00c7a, c\u2019est vraiment toi<\/em>, du groupe T\u00e9l\u00e9phone. Ceci, ajout\u00e9 \u00e0 des chor\u00e9graphies plus ou moins \u00e9labor\u00e9es mais faites avec enthousiasme, participe \u00e0 cr\u00e9er une v\u00e9ritable esth\u00e9tique du spectacle, qui, en plus d\u2019\u00eatre un plaisir \u00e0 \u00e9couter, devient agr\u00e9able \u00e0 regarder\u00a0; c\u2019est donc tous nos sens qui sont combl\u00e9s. Et le public l\u2019appr\u00e9cie, comme en t\u00e9moigne l\u2019agitation de bracelets phosphorescents distribu\u00e9s avant le spectacle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La Clef des chants ensemble propose un spectacle surprenant. Une premi\u00e8re partie permet de d\u2019appr\u00e9cier les grands morceaux classiques de notre patrimoine culturel\u00a0; et, par l\u2019interpr\u00e9tation originale de morceaux r\u00e9cents,\u00a0 cette chorale fait d\u00e9couvrir la musique autrement, par le biais d\u2019un spectacle d\u00e9cal\u00e9 et interactif.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Anna Bellot<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le mercredi 26 avril 2017, c\u2019est au sein du Grand Amphith\u00e9\u00e2tre de la Sorbonne que la Clef des Chants Ensemble a brill\u00e9 de tous ses feux\u00a0: accompagn\u00e9 par son McFly Orchestra et par le pianiste G\u00fcray Ba\u015fol, le ch\u0153ur a litt\u00e9ralement ramen\u00e9 son public <em>Bach to Paradise\u00a0!<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans un cadre d\u2019exception et charg\u00e9 d\u2019histoire, entour\u00e9 par la monumentale toile maroufl\u00e9e du <em>Bois Sacr\u00e9<\/em> de Puvis de Chavannes, le chef d\u2019orchestre Beno\u00eet Reeves s\u2019en donne \u00e0 c\u0153ur joie pour interpr\u00e9ter avec <em>brio <\/em>des chansons aussi entra\u00eenantes que p\u00e9n\u00e9trantes, issue d\u2019un r\u00e9pertoire vari\u00e9 s\u2019\u00e9chelonnant sur pas moins de quatre si\u00e8cles : apr\u00e8s une intervention remarquablement salu\u00e9e de l\u2019astrophysicien Hubert Reeves qui, avec po\u00e9sie et douceur, relie le son interstellaire \u00e0 la musique des astres vis\u00e9e par les plus grands musiciens dans leur qu\u00eate de l\u2019absolu divin, place \u00e0 la conqu\u00eate des \u00e9toiles \u00e0 proprement parler par la Clef des Chants Ensemble\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le programme concoct\u00e9 est on ne peut plus \u00e9clectique\u00a0: d\u2019abord strictement classique, avec notamment Puccini et Mozart, le concert se poursuit avec des morceaux de groupes plus r\u00e9cents, \u00e0 l\u2019image de Queen, Coldplay, T\u00e9l\u00e9phone, et bien d\u2019autres, en prenant soin d\u2019alterner chansons rapides et plus lentes. Dans les deux registres, la vivacit\u00e9 des chanteurs est palpable. Qu\u2019il s\u2019agisse des choristes ou des solistes au timbre exquis et d\u00e9licat, l\u2019enthousiasme et le dynamisme ne laissent pas de charmer l\u2019auditoire par des accents purs et envo\u00fbtants. La disposition des choristes selon leur tessiture s\u2019av\u00e8re b\u00e9n\u00e9fique du point de vue de la perception sonore, gr\u00e2ce aux canons et jeux rythmiques op\u00e9r\u00e9s par le chef d\u2019orchestre, vrai <em>maestro <\/em>\u00e0 cette occasion. Scandant les rythmes des diff\u00e9rents morceaux, les chanteurs dansent \u00e0 l\u2019unisson, cr\u00e9ant d\u00e8s lors une harmonie visuelle comme sonore. Ils ex\u00e9cutent m\u00eame un v\u00e9ritable ballet de lumi\u00e8re \u00e0 l\u2019aide de leurs bracelets color\u00e9s et d\u2019accessoires judicieusement choisis et brandis fort \u00e0 propos, en communion avec la salle, elle aussi pourvue en cerceaux teint\u00e9s pour r\u00e9pondre \u00e0 l\u2019ensemble choral et ainsi participer \u00e0 cette soir\u00e9e musicale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand la musique des sph\u00e8res s\u2019\u00e9l\u00e8ve donc jusqu\u2019au plafond de ce grandiose amphith\u00e9\u00e2tre, le ravissement des spectateurs se manifeste par un bien-\u00eatre g\u00e9n\u00e9ral et des sourires conquis sur les visages de tous\u00a0: c\u2019est bien le paradis que les douces voix ang\u00e9liques de la Clef des Chants Ensemble ont fait \u00e9couter ce soir-l\u00e0 au public\u00a0!<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Marianne Bouyssarie<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce soir, le grand amphith\u00e9\u00e2tre de la Sorbonne n&rsquo;accueille pas une grande conf\u00e9rence de chercheurs et professeurs&#8230; mais se pr\u00e9pare pour une soir\u00e9e enflamm\u00e9e, o\u00f9 une foule de parents enthousiastes, de curieux et d&rsquo;autres amateurs de musique s&rsquo;installent sur les rangs. En effet, la chorale la Clef des chants ensemble accompagn\u00e9e de l&rsquo;orchestre McFly\u00a0 Orchestra ont investi les lieux pour nous donner un concert au pari fou\u00a0: r\u00e9unir le temps d&rsquo;un concert Bach et Coldplay sous les yeux attentifs et s\u00e9v\u00e8res de Pascal, Descartes ou en encore Richelieu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La chorale est une association parisienne, inter-universitaire, ouverte \u00e0 tous,\u00a0 et elle conna\u00eet\u00a0 bien la Sorbonne puisqu&rsquo;elle y r\u00e9p\u00e8te souvent ainsi qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;UPMC ( Universit\u00e9 Pierre Marie Curie). Les chanteurs sont de tout \u00e2ges, plus de filles que de gar\u00e7ons tout de m\u00eame, plusieurs solistes ont pr\u00eat\u00e9 leur voix durant le concert, dont notamment le t\u00e9nor soliste Shi Qiu, qui malgr\u00e9 un visage s\u00e9v\u00e8re et un air conscrit nous conquis par sa voix. L&rsquo;orchestre regroupe des professionnels dont notamment G\u00fcray Basol au piano et \u00e9galement des \u00e9tudiants de troisi\u00e8me cycle au conservatoire. Comme chef d&rsquo;orchestre, nous avons eu le plaisir de recevoir Beno\u00eet Reeves, canadien originaire de Montr\u00e9al, qui dirigea son orchestre et musiciens avec passion. Il \u00e9tait accompagn\u00e9 de son p\u00e8re Hubert Reeves qui nous pr\u00e9senta l&rsquo;ensemble. Le p\u00e8re et le fils ont souvent travaill\u00e9 ensemble notamment en tant que m\u00e9diateurs scientifiques. D&rsquo;ailleurs, Hubert Reeves enflamm\u00e9 par son discours, se perdit en digressions pour nous expliquer le lien peu \u00e9vident de prime abord entre l&rsquo;astronomie et la musique, d\u00e9butant son discours par une question rh\u00e9torique quelque peu d\u00e9concertante \u00ab\u00a0est-ce que les \u00e9toiles font de la musique\u00a0?\u00a0\u00bb \u00e0 laquelle il s&#8217;empressa de r\u00e9pondre \u00ab\u00a0bien entendu non, elles ne font que du bruit\u00a0!\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La premi\u00e8re partie du concert fut d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la musique classique mettant \u00e0 l&rsquo;honneur Bach, Vivaldi, Mozart et Puccini. Tout ce beau monde fut merveilleusement interpr\u00e9t\u00e9, les voix du ch\u0153ur donnaient une intensit\u00e9 d&rsquo;autant plus forte aux instruments. Le seul petit b\u00e9mol fut que les choristes hommes \u00e9tant inf\u00e9rieurs aux choristes femmes, avaient quelque peine \u00e0 se faire entendre. Puis, la soir\u00e9e prit un nouveau tournant, d\u00e9poussi\u00e9rant leur r\u00e9pertoire, les choristes interpr\u00e9t\u00e8rent du Queen notamment <em>Don&rsquo;t stop me now<\/em>, Ad\u00e8le avec son vibrant et puissant <em>Hello<\/em>, T\u00e9l\u00e9phone fut de la partie avec <em>\u00c7a, c&rsquo;est vraiment toi<\/em>, nous avons eu aussi le plaisir d&rsquo;entre <em>Hallelujah <\/em>\u00a0de Cohen. Pour l&rsquo;occasion, des bracelets lumineux fluo avaient \u00e9t\u00e9 distribu\u00e9s au public et alors que la chorale se met \u00e0 chanter <em>Paradise<\/em> et <em>Fix you<\/em> du groupe pop rock britannique Coldplay, la foule l\u00e8ve ses bracelets cr\u00e9ant une atmosph\u00e8re magique. Les choristes poss\u00e9daient des petites lumi\u00e8res violettes accompagnant le flux de lumi\u00e8re. Dans cette ambiance festive et color\u00e9e,<em> Under Pressure <\/em>\u00a0de Queen et David Bowie fut d&rsquo;autant plus acclam\u00e9e\u00a0! Et pour finir en beaut\u00e9, <em>I want to break free<\/em> fut particuli\u00e8rement appr\u00e9ci\u00e9e notamment gr\u00e2ce \u00e0 deux choristes venus en avant sc\u00e8ne arm\u00e9s de balais d&rsquo;aspirateur pour redonner vie \u00e0 la fameuse chor\u00e9graphie de Freddie Mercury d\u00e9guis\u00e9 en m\u00e9nag\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La performance des choristes et musiciens fut \u00e9poustouflante durant ce concert riche en surprise. Si, ce concept novateur port\u00e9 par la Clef des chants ensemble vous int\u00e9resse, n&rsquo;h\u00e9sitez pas \u00e0 les retrouver pour leur prochain <em>Concert \u00e0 Saint-Germain<\/em> le vendredi 9 juin 2017 \u00e0 20h30 \u00e0 l\u2019\u00c9glise Saint-Germain des Pr\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je vous quitte par la sage parole d&rsquo;Hubert Reeves, \u00ab\u00a0l&rsquo;artiste est celui qui prolonge l\u2019\u0153uvre de la nature.\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Amandine Cheval<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le concert <em>Bach to Paradise<\/em>,organis\u00e9 par le ch\u0153ur inter-universitaire \u00ab\u00a0Clef des Chants ensemble\u00a0\u00bb sous la direction de Beno\u00eet Reeves et accompagn\u00e9 par McFly Orchestra a eu lieu le mercredi 26 avril 2017 au grand amphith\u00e9\u00e2tre de la Sorbonne. Cette chorale \u00ab\u00a0associative parisienne, qui cr\u00e9e du lien entre les \u00e9tablissements et entre les g\u00e9n\u00e9rations,\u00a0\u00bb et qui est ouverte \u00e0 tous, a comme but d&rsquo;am\u00e9liorer les comp\u00e9tences vocales de ses membres tout en les familiarisant avec de nombreux styles musicaux diff\u00e9rents, \u00e0 savoir la musique classique, le rock et la musique de cin\u00e9ma, pour en mentionner seulement quelques-uns.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le concert \u00ab\u00a0Bach to Paradise\u00a0\u00bb refl\u00e9tait exactement cette variation de r\u00e9pertoire. Le spectacle \u00e9tant divis\u00e9 en deux parties, on ne dirait m\u00eame pas que ces deux appartenaient \u00e0 la m\u00eame soir\u00e9e. La premi\u00e8re partie, qui consistait en un r\u00e9pertoire tout \u00e0 fait classique, voire clich\u00e9, enti\u00e8rement conforme \u00e0 l&rsquo;image typique du concert d&rsquo;un ch\u0153ur, a \u00e9t\u00e9 suivie par une rupture totale de style et d&rsquo;ambiance apr\u00e8s l&rsquo;entracte. Lors de la deuxi\u00e8me partie, on s&rsquo;est retrouve dans une atmosph\u00e8re tout \u00e0 fait contemporaine, les sons balan\u00e7ant entre le rock et le pop et le grand amphith\u00e9\u00e2tre de la Sorbonne, endroit qui inspire normalement le s\u00e9rieux, le respect et une sorte de gravit\u00e9, se transformant en une salle de concert pleine de mouvement, de bracelets lumineux et de projecteurs color\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En ce qui concerne la premi\u00e8re partie, on pouvait bien voir le travail qu&rsquo;il y avait derri\u00e8re cette production, qui a par ailleurs abouti \u00e0 un r\u00e9sultat musical d&rsquo;un niveau certes pas professionnel mais tout \u00e0 fait pr\u00e9sentable et respectable, d&rsquo;autant plus que le r\u00e9pertoire choisi \u00e9tait d&rsquo;une difficult\u00e9 et d&rsquo;une longueur notable. Cependant, \u00e9tant donn\u00e9e la taille du ch\u0153ur, on avait l&rsquo;impression que le son suffisant mais non pas abondant qui arrivait au public ne correspondait pas au tr\u00e8s grand nombre des choristes. Quant \u00e0 la transition soudaine entre le r\u00e9pertoire classique et moderne, non seulement elle n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 g\u00eanante, mais aussi elle a donn\u00e9 une nouvelle fra\u00eecheur et a attir\u00e9 de nouveau l&rsquo;attention du public. Cependant, je me suis pos\u00e9e la question\u00a0 \u00e0 savoir jusqu&rsquo;au o\u00f9 peut-on aller avec les m\u00e9lange des genres et des \u00e9poques de musique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce n&rsquo;\u00e9tait donc pas la transition mais la seconde partie elle-m\u00eame qui m&rsquo;a laiss\u00e9 une impression m\u00e9diocre par rapport \u00e0 ce spectacle, et cela surtout \u00e0 cause de sa qualit\u00e9 musicale. J&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s g\u00ean\u00e9e de voir, durant la quasi-totalit\u00e9 de cette seconde partie, le ch\u0153ur entier, le chef et les instrumentistes se soumettre a la domination d&rsquo;une percussion play-back. Dirigeant le rythme et \u00e9tant le son le plus haut que l&rsquo;on pouvait entendre, ce dispositif ne laissait aucune possibilit\u00e9 d&rsquo;expression et de musicalit\u00e9 aux participants, qui avaient cependant bien prouv\u00e9 leur capacit\u00e9 de s&rsquo;en sortir d&rsquo;un r\u00e9pertoire beaucoup plus exigeant sans s&rsquo;appuyer sur de tels moyens lors de la premi\u00e8re partie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il s&rsquo;agissait globalement d&rsquo;un spectacle int\u00e9ressant, durant la totalit\u00e9 duquel on pouvait distinguer le z\u00e8le et la vivacit\u00e9 des participants, et dont la fra\u00eecheur a beaucoup plu aux spectateurs. Toutefois, il faudrait peut-\u00eatre se demander jusqu&rsquo;\u00e0 quel point peut-on se servir de l&#8217;embellissement de la soir\u00e9e par des illuminations spectaculaires, des chansons extr\u00eamement populaires et des chorographies sur sc\u00e8ne afin de cacher des compromis inexcusables sur ce qui fait l&rsquo;essentiel d&rsquo;un concert, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;expression et la musicalit\u00e9.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Maria Constantinou<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Ch\u0153ur La Clef des Chants Ensemble et l\u2019orchestre McFly Orchestra ont propos\u00e9 le mercredi 26 avril au soir le concert <em>Bach to Paradise<\/em>, o\u00f9 se m\u00e9langeaient \u0153uvres du r\u00e9pertoire classique (Mozart, Bach, Vivaldi, Puccini) et morceaux plus contemporains (Queen, Coldplay, Adele, T\u00e9l\u00e9phone, L. Cohen). Avec pour pianiste Guray Basol et le t\u00e9nor Shi Qiu, c\u2019est au Grand Amphith\u00e9\u00e2tre de la Sorbonne que l\u2019ensemble s\u2019est produit, men\u00e9 par le chef d\u2019orchestre Beno\u00eet Reeves.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme beaucoup de monde, je connaissais seulement ,de musiciens comme Mozart ou Bach quelques morceaux, par exemple, <em>La marche turque<\/em>, <em>la s\u00e9r\u00e9nade 13<\/em> ou les <em>Quatre Saisons<\/em>. La clef des Chants a eu la bonne id\u00e9e de jouer au d\u00e9but du concert des \u0153uvres, de ces compositeurs, moins connues du grand public\u00a0; cette proposition avait le m\u00e9rite de faire d\u00e9couvrir (ou red\u00e9couvrir) plusieurs petits morceaux courts ou dont la longueur avait \u00e9t\u00e9 diminu\u00e9e par rapport aux originaux. Cela permettait d\u2019\u00e9tendre et de varier le r\u00e9pertoire classique, au lieu de ne jouer qu\u2019un seul morceau qui, pour ceux qui ne sont pas habitu\u00e9s \u00e0 la musique classique, aurait pu sembler, je pense, un peu long au bout d\u2019un moment. Pour ma part, si j\u2019\u00e9coute de temps \u00e0 autre de la musique classique, je ne m\u2019y connais pas vraiment\u00a0: si je n\u2019ai pas pu juger ainsi de la performance des musiciens et des chanteurs solistes, j\u2019ai appr\u00e9ci\u00e9 tout de m\u00eame ce que j\u2019ai entendu. J\u2019\u00e9tais d\u2019ailleurs bien plac\u00e9e dans les rangs\u00a0: et un orchestre en train de jouer restant un spectacle musicalement et visuellement beau, ce d\u00e9tail ne m\u2019en a rendu le concert que plus agr\u00e9able.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sont venus dans une deuxi\u00e8me partie et pour clore le concert des titres plus r\u00e9cents, qui ont tout de suite install\u00e9 un regain d\u2019\u00e9nergie et une bonne humeur dans la salle.\u00a0 J\u2019ai \u00e9t\u00e9 agr\u00e9ablement surprise par les reprises de Queen\u00a0: je ne savais pas trop \u00e0 quoi m\u2019attendre en m\u00e9langeant ce rock que j\u2019aime beaucoup \u00e0 un ch\u0153ur et aux quelques violons rest\u00e9s sur sc\u00e8ne. J\u2019avais un peu peur qu\u2019une version orchestrale enl\u00e8ve le charme que poss\u00e8de ces chansons bien dynamiques, mais le rendu m\u2019a finalement semblait tr\u00e8s convaincant\u00a0! Cela formait un tout original, qui fonctionnait bien. On voyait d\u2019ailleurs que le chef d\u2019orchestre, comme le ch\u0153ur, s\u2019amusait sur sc\u00e8ne\u00a0: s\u2019ajoutaient au chant et \u00e0 la musique des petits pas de danse, des gestes simples comme tourner en rond sur les paroles \u00ab\u00a0Quelque chose en toi ne tourne pas rond\u00a0\u00bb de T\u00e9l\u00e9phone. Ces mouvements, mais aussi parfois l\u2019ajout de petits accessoires, comme des lunettes par exemple ou des baguettes de couleur faisant office de baguette de chef d\u2019orchestre, traduisaient tout le plaisir qu\u2019on peut \u00e9prouver \u00e0 faire de la musique, \u00e0 chanter. La bonne humeur sur sc\u00e8ne \u00e9tait contagieuse et on repartait de ce concert plein d\u2019une all\u00e9gresse tranquille.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Anne-Lise Jamier<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est un pari surprenant que fait ce grand ch\u0153ur form\u00e9 d&rsquo;\u00e9tudiants et d&rsquo;amateurs\u00a0: de la Messe en si mineur de Bach \u00e0 \u00ab\u00a0Paradise\u00a0\u00bb de Coldpay, <em>La clef des chants ensemble<\/em> m\u00eale les r\u00e9pertoires classiques et contemporains pour une version musicale et euphorique de <em>Retour vers le futur.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est dans le majestueux Grand Amphith\u00e9\u00e2tre de la Sorbonne que se r\u00e9unit un public nombreux, enthousiaste et tout aussi h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne que le programme du spectacle. Une musique d&rsquo;ambiance accueille les visiteurs impatients. Sous la fresque symboliste prestigieuse peinte par Pierre Puvis de Chavannes, quelques b\u00e9n\u00e9voles distribuent des b\u00e2tons-bracelets fluorescents aux enfants (petits et grands) r\u00e9jouis. Cela promet un concert de contrastes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0L&rsquo;orchestre et le ch\u0153ur entrent en sc\u00e8ne sous des applaudissements chaleureux. Les choristes sont v\u00eatus tout en noir, avec un petit accessoire bleu\u00a0: un mouchoir de poche pour les hommes, une fleur pour les femmes, petite touche rock dans un ensemble \u00e9l\u00e9gant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le p\u00e8re du chef d&rsquo;orchestre, le c\u00e9l\u00e8bre astrophysicien\u00a0 Hubert Reeves, invit\u00e9 d&rsquo;honneur, ouvre le concert par une r\u00e9flexion po\u00e9tique sur le lien entre \u00e9toiles et musique. L&rsquo;histoire de l&rsquo;univers, a-t-il rappel\u00e9, n&rsquo;est autre que l&rsquo;histoire de l&rsquo;organisation progressive des particules \u00e9l\u00e9mentaires \u00e0 partir d&rsquo;un chaos initial. La musique, par son harmonieuse complexit\u00e9, est l&rsquo;une des plus belles r\u00e9ussites du cosmos\u00a0: en voil\u00e0 une introduction ambitieuse. Il a toutefois pr\u00e9cis\u00e9 avec humour que les \u00e9toiles ne faisaient pas de musique, mais beaucoup de \u00ab\u00a0bruit\u00a0\u00bb (heureusement, le son circule seulement dans l&rsquo;air).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le son circule en effet tr\u00e8s bien dans l&rsquo;amphith\u00e9\u00e2tre. Suivant l&rsquo;ordre chronologique des musiques, l&rsquo;ensemble passe des \u0153uvres classiques, bien ma\u00eetris\u00e9es, aux rythmes pop, rock, voire <em>soul<\/em>, sous la direction de Beno\u00eet Reeves, le chef d&rsquo;orchestre, infatigable. Les lumi\u00e8res color\u00e9es accentuent encore le caract\u00e8re insolite de l&rsquo;ambiance. Le pari est tenu. Le groupe ne manque pas de ressources ni d&rsquo;audace pour animer l&rsquo;atmosph\u00e8re et transporter les spectateurs. Les choristes n&rsquo;h\u00e9sitent pas \u00e0 chor\u00e9graphier quelques refrains, suivis avec ferveur par le public, les bras lev\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans mes souvenirs, je ne suis pas certaine que le paradis ressemble tout \u00e0 fait \u00e0 cela, mais c&rsquo;est n\u00e9anmoins une belle initiative et une belle soir\u00e9e.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Justine Leret<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Bach to Paradise<\/em> est un concert propos\u00e9 par le ch\u0153ur La Clef Des Chants, ch\u0153ur compos\u00e9 d\u2019\u00e9tudiant et de personnel de l\u2019Universit\u00e9 Paris Sorbonne, dirig\u00e9 par Beno\u00eet Reeves et accompagn\u00e9 par l\u2019orchestre de la Sorbonne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On est accueilli par des personnes fort sympathiques qui nous guident et nous distribuent des petits bouts de plastique fluorescents\u00a0: l\u2019ambiance est \u00e0 la f\u00eate et la bonne humeur est au rendez-vous.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le concert s\u2019ouvre sur un discours tr\u00e8s inspirant de M. Hubert Reeves\u00a0qui nous explique le lien entre la musique et l\u2019univers\u00a0: ce n\u2019est pas une question de son, mais de cr\u00e9ation. L\u2019artiste est celui qui organise le chaos pour apporter de la beaut\u00e9 au monde. Apr\u00e8s \u00e7a, on a tous envie de laisser s\u2019exprimer l\u2019artiste en nous.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">S\u2019en suit une partie un peu longue de musique classique (pour ceux qui n\u2019aime pas la musique classique et qui trouve que deux chansons lyriques, \u00e7a suffit amplement) mais pour le moins interpr\u00e9t\u00e9e avec brio. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s agr\u00e9ablement surprise par de tr\u00e8s beaux solos interpr\u00e9t\u00e9s par de tr\u00e8s courageux solistes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">S\u2019en suit la partie tant attendue\u00a0: l\u2019interpr\u00e9tation de <em>Don\u2019t Stop Me Now<\/em> de Queen d\u00e9bute la liste de nombreuses autres chansons qu\u2019on adore, qui donnent envie de danser, de chanter, de se lever et d\u2019aller rejoindre les choristes sur sc\u00e8ne. Cependant, malgr\u00e9 toute la bonne volont\u00e9 de ces chanteurs en herbe, on constate un public pas hyper enthousiaste. Trop timide\u00a0? Incompr\u00e9hensible pour moi qui me suis d\u00e9hanch\u00e9e sur mon si\u00e8ge toute la soir\u00e9e et qui ai lyp sink\u00e9 chaque mot de chaque texte de chaque chanson, depuis <em>Hello<\/em> jusqu\u2019\u00e0 <em>C\u2019est vraiment toi<\/em>. \u00c7a se sent\u2026 \u00c7a se sent que c\u2019est toi\u00a0!!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les mises en sc\u00e8nes \u00e9taient tr\u00e8s actuelles et rigolotes, rafra\u00eechissantes. En plus du spectacle sur sc\u00e8ne, il s\u2019en d\u00e9roule un autre dans la salle\u00a0: on agite nos petites loupiottes donn\u00e9es \u00e0 l\u2019entr\u00e9e et on illumine la salle de milles couleurs. C\u2019est magique, \u00e7a clignote.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On sent l\u2019investissement, le plaisir, le travail des choristes. Celui du chef de c\u0153ur, Beno\u00eet Reeves qui nous gratifie de son d\u00e9hanch\u00e9 sur <em>I want to Breakfree<\/em>. Cette prestation est le reflet de l\u2019ambiance bonne enfant dans laquelle le travail est effectu\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le petit plus de ce spectacle, c\u2019est son cadre exceptionnel, l\u2019amphith\u00e9\u00e2tre Richelieu, qui, il faut bien l\u2019admettre, a de l\u2019allure.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c7a donne tout simplement envie de rejoindre la chorale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une bouff\u00e9e de bonne humeur qui redonne foi en l\u2019humanit\u00e9.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Garance Marchand<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">La Clef des Chants Ensemble revient de plus belle pour une performance inoubliable dans le Grand Amphith\u00e9\u00e2tre de la Sorbonne. Un r\u00e9pertoire vari\u00e9, une \u00e9nergie d\u00e9bordante et un orchestre enflamm\u00e9, nous propulsent au sein d\u2019une symbiose musicale enchanteresse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le concert est introduit par Hubert Reeves &#8211; astrophysicien, communicateur scientifique et \u00e9cologiste franco-canadien &#8211; qui, rappelle par des images po\u00e9tiques que la musique est le prolongement de ce que Dieu a cr\u00e9\u00e9. La musique, selon lui, est le \u00ab\u00a0huiti\u00e8me jour\u00a0\u00bb. En \u00e9coutant toutes ces voix \u00e0 l\u2019unisson chantant \u00ab\u00a0Kyrie Eleison\u00a0\u00bb de Bach nous sommes effectivement transport\u00e9s dans un paradis terrestre o\u00f9 les anges prient pour la mis\u00e9ricorde des hommes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On passe assez rapidement d\u2019un registre \u00e0 un autre mais sans que la transition soit brutale au point de troubler le spectateur. Les reprises d\u2019Ad\u00e8le et Coldplay prennent une dimension religieuse qui sied tout \u00e0 fait \u00e0 l\u2019atmosph\u00e8re du lieu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le spectacle s\u2019ach\u00e8ve par deux coup d\u2019\u00e9clat\u00a0: <em>\u00c7a<\/em> (c\u2019est vraiment toi) de T\u00e9l\u00e9phone <em>et I want to break free <\/em>de Queen. Les musiciens nous livrent une performance comique, lunettes de soleil sur le nez, ex\u00e9cutant une chor\u00e9graphie ann\u00e9es 1980 ou avec l\u2019aspirateur en main, clin d\u2019\u0153il amusant au clip de Queen. Tout le public, adultes et enfants, emport\u00e9s par ces sons entrainant, accompagnent les musiciens en chantant et en tapant dans les mains. Un bel hommage aux artistes d\u2019une autre g\u00e9n\u00e9ration.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On attend avec impatience d\u2019\u00eatre \u00e0 l\u2019ann\u00e9e prochaine pour pouvoir s\u2019\u00e9vader \u00e0 nouveau dans une autre dimension et s\u2019emporter sur de la musique Pop\/rock.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Audrey Ravet<\/h6>\n<hr \/>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Un ch\u0153ur d\u2019une seule voix<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">La chorale la \u00ab\u00a0Clef des Chants Ensemble\u00a0\u00bb rassemble des \u00e9tudiants, des professeurs, du personnel administratif appartenant \u00e0 Sorbonne Universit\u00e9s et UPMC. Le concert <em>Bach to Paradise <\/em>a tenu toutes ses promesses en nous proposant un concert \u00e9clectique dans un cadre grandiose : le Grand Amphith\u00e9\u00e2tre de la Sorbonne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le frisson est l\u00e0, la magie op\u00e8re au moment de prendre place dans ce temple de la connaissance o\u00f9 chaque mur est empreint d\u2019histoire. Les statues de Lavoisier ou de Pascal ainsi que les all\u00e9gories du Droit, de la M\u00e9decine, des Sciences, des Lettres et de la Th\u00e9ologie veillent sur nous et semblent \u00e9galement attendre le spectacle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Afin de nous permettre de quitter l\u2019agitation du monde r\u00e9el pour \u00eatre transport\u00e9s par les chants, un professeur d\u2019astronomie nous guide vers les \u00e9toiles. On pourrait presque penser que le d\u00f4me de l\u2019amphith\u00e9\u00e2tre va se parsemer de galaxies et se transformer en un plan\u00e9tarium o\u00f9 il serait alors presque possible de percevoir le silence. Entendre le son plus que le bruit, exister ici et maintenant c\u2019est bien la mission de la musique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le ch\u0153ur d\u00e9bute par de la musique sacr\u00e9e telle que le <em>Kyri\u00e9 Eleison <\/em>de Bach ou encore <em>la Messe du Couronnement <\/em>de Mozart. Les voix se m\u00ealent en une complexe composition polyphonique, \u00e9levant les \u00e2mes et provoquant ce frisson que seule la musique peut produire. La deuxi\u00e8me partie du concert, d\u00e9di\u00e9e aux interpr\u00e9tations de musiques contemporaines comme Queen ou Ad\u00e8le provoquent un autre type de sensation. La coh\u00e9sion du groupe d\u00e9gage une \u00e9nergie f\u00e9d\u00e9ratrice et contagieuse. Le parterre s\u2019illumine d\u2019une multitude de lumi\u00e8res fluorescentes qui rappellent la vo\u00fbte c\u00e9leste tant c\u00e9l\u00e9br\u00e9e. Les bras se l\u00e8vent en rythme, et tout l\u2019Amphith\u00e9\u00e2tre prend vie et aimerait chanter avec eux sur sc\u00e8ne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La \u00ab\u00a0Clef des Chants Ensemble\u00a0\u00bb a r\u00e9ussi \u00e0 d\u00e9poussi\u00e9rer le genre de la chorale. On reconna\u00eet les influences sc\u00e9niques tir\u00e9es de<em> Pitch Perfect 2 <\/em>quand chaque choriste se munit d\u2019une lampe de poche pour cr\u00e9er son propre faisceau lumineux. La sc\u00e9nographie, et surtout les jeux de lumi\u00e8res rendus possibles par la pr\u00e9sence de nombreux spots de couleur, montre que la chorale a encore de beaux jours devant elle. Le choix de proposer \u00e9galement de la musique religieuse classique permet au groupe de montrer sa ma\u00eetrise vocale, sa force en tant qu\u2019ensemble mais aussi de ravir tous les publics. Petit b\u00e9mol\u00a0: la pr\u00e9sence sur sc\u00e8ne d\u2019un v\u00e9ritable piano \u00e0 queue aurait apport\u00e9 plus de majest\u00e9 que le Clavinova.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce qui est certain c\u2019est que les \u00e9tudiants participant \u00e0 ce projet ont su ne plus \u00eatre <em>\u00ab\u00a0Under pressure\u00a0\u00bb<\/em> comme Bowie l\u2019a chant\u00e9, et que le chant les a rendus heureux.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Victoria Robert<\/h6>\n<hr \/>\n<p class=\"Standard\" style=\"text-align: justify;\"><i><\/i>Le concert a lieu au grand amphith\u00e9\u00e2tre de La Sorbonne. Il est organis\u00e9 par la Clef des Chants, le ch\u0153ur de la Sorbonne, accompagn\u00e9 par l&rsquo;orchestre McFly Orchestra, sous la direction de Beno\u00eet Reeves.<\/p>\n<p class=\"Standard\" style=\"text-align: justify;\">Si ce soir l&rsquo;on est venu pour le plaisir des oreilles, nos yeux ne seront pas en reste. Le hall d&rsquo;entr\u00e9e de la Rue des \u00c9coles nous plonge dans le faste le plus complet\u00a0: S incrust\u00e9s dans les portes, dorures, hauts plafonds \u2026 Nous avons la certitude d&rsquo;\u00eatre entr\u00e9s dans un temple, vou\u00e9 ce soir au culte de la musique. Le grand amphith\u00e9\u00e2tre ne laisse pas nos pupilles en reste. Le concert se place sous les m\u00e2nes d&rsquo;augustes anc\u00eatres : Pascal, Descartes, Richelieu etc. Hubert Reeves nous adresse un propos liminaire fort int\u00e9ressant sur les liens entre musique et astrophysique. Il nous rappelle que l&rsquo;homme est l&rsquo;artisan du huiti\u00e8me jour, celui qui refuse de se reposer pour continuer \u00e0 cr\u00e9er tout ce qui lui manque, notamment la musique. Chose \u00e0 la fois inutile et puissamment essentielle.<\/p>\n<p class=\"Standard\" style=\"text-align: justify;\">Soudain, le concert d\u00e9bute. Les \u0153uvres choisies sont jou\u00e9es avec beaucoup de professionnalisme et sont pour la plupart ex\u00e9cut\u00e9es sans accro. On regrettera peut-\u00eatre le trop faible \u00e9clectisme des morceaux interpr\u00e9t\u00e9s, sans oublier toutefois la gageure que repr\u00e9sente d\u00e9j\u00e0 un tel travail. Le plus beau moment a lieu lorsqu&rsquo;une soliste interpr\u00e8te le Kyrie de la messe en ut de Mozart. Le morceau est difficile, et l&rsquo;on sent toute la fragilit\u00e9 de cette voix encore jeune qui s&rsquo;ing\u00e9nie \u00e0 suivre les inflexions que lui r\u00e9clame la partition. Ce n&rsquo;est peut-\u00eatre pas une ex\u00e9cution parfaite, mais cette juv\u00e9nilit\u00e9 dans l&rsquo;expression, ainsi que cette douceur \u00e9l\u00e9giaque dans la voix, saisissent la salle d&rsquo;une \u00e9motion vive, recueillie et reconnaissante.<\/p>\n<p class=\"Standard\" style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s une premi\u00e8re partie \u00ab\u00a0classique\u00a0\u00bb, durant laquelle la statue de Pascal n&rsquo;aurait sans doute rien trouv\u00e9 \u00e0 redire, le concert se laisse porter vers quelque chose de plus contemporain. Les \u00ab\u00a0tubes\u00a0\u00bb s&rsquo;encha\u00eenent, en passant de Queen \u00e0 T\u00e9l\u00e9phone. Nos choristes s\u2019encanaillent alors, n&rsquo;h\u00e9sitant pas \u00e0 arborer des lunettes de soleil, tandis que le chef d&rsquo;orchestre, bougeant au rythme endiabl\u00e9 de son ch\u0153ur, agite fr\u00e9n\u00e9tiquement une baguette multicolore.<\/p>\n<p class=\"Standard\" style=\"text-align: justify;\">Le concert se termine sous les applaudissements nourris du public. Quel plaisir de voir de jeunes filles danser \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de leurs a\u00een\u00e9es, qui n&rsquo;ont d&rsquo;ailleurs rien \u00e0 envier au d\u00e9hanch\u00e9 de leurs camarades. Ainsi la musique, encore une fois, a su nous rendre meilleurs. On a d\u00e9j\u00e0 h\u00e2te \u00e0 l&rsquo;ann\u00e9e prochaine.<\/p>\n<h6 class=\"Standard\" style=\"text-align: right;\" align=\"right\">Hugo Toudic<\/h6>\n<pre>Photo : La Clef des Chants Ensemble<\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Concert | Grand Amphith\u00e9\u00e2tre de la Sorbonne | En savoir plus Bach to Paradise est un concert organis\u00e9 par la chorale interuniversitaire Clef des chants ensemble, accompagn\u00e9e par l\u2019orchestre McFly orchestra pour le r\u00e9pertoire classique et sous la direction de Benoit Reeves. C\u2019est dans le [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":7994,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[14,25,60],"tags":[],"class_list":["post-9280","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives","category-concert","category-sorbonne"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9280","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=9280"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9280\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=9280"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=9280"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=9280"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}