{"id":9284,"date":"2017-04-27T20:00:42","date_gmt":"2017-04-27T18:00:42","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=9284"},"modified":"2017-04-27T20:00:42","modified_gmt":"2017-04-27T18:00:42","slug":"on-purge-bebe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=9284","title":{"rendered":"On purge b\u00e9b\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>Lecture | Th\u00e9\u00e2tre des D\u00e9chargeurs | <a href=\"http:\/\/www.lesdechargeurs.fr\/spectacle\/solo-theatre-reprise\">En savoir plus<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>On purge b\u00e9b\u00e9 <\/em>est une com\u00e9die de Feydeau avec sept personnages\u00a0: trois femmes, trois hommes et un enfant. Mais F\u00e9lix Libris, connu dans le monde de la lecture \u00e0 voix haute, est capable de les interpr\u00e9ter tous, \u00e0 lui seul, avec un talent tel qu&rsquo;on oublie qu&rsquo;il n&rsquo;y a qu&rsquo;un seul com\u00e9dien sur sc\u00e8ne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Telle est la formule \u00ab\u00a0un interpr\u00e8te, une pi\u00e8ce, une heure\u00a0\u00bb propos\u00e9e au th\u00e9\u00e2tre Les D\u00e9chargeurs. Dans une cave toute simple, dans une atmosph\u00e8re intime, un com\u00e9dien entreprend de lire, aux pieds d&rsquo;une petite vingtaine de personnes (au plus) serr\u00e9es les unes contre les autres, un texte du r\u00e9pertoire th\u00e9\u00e2tral classique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e9cors, costumes\u00a0: je vous assure que tout cela est superflu, on finit m\u00eame pas se demander pourquoi certaines mises en sc\u00e8ne s&rsquo;encombrent d&rsquo;une troupe nombreuse et de meubles souvent bien lourds. R\u00e9flexion pour le moins na\u00efve qui permet toutefois deux constats\u00a0: quelle r\u00e9ussite, cette lecture\u00a0! d&rsquo;une part\u00a0; d&rsquo;autre part\u00a0: \u00e0 force d&rsquo;\u00eatre submerg\u00e9 d&rsquo;images en permanence, on en oublie le pouvoir fantastique, presque incantatoire, des mots. Car \u00e0 \u00e9couter F\u00e9lix Libris, on imagine <em>tout<\/em>, on voit les personnages se lever, s&rsquo;agiter, se lancer des regards suspects, r\u00e9probateurs, complices ou ironiques, on voit m\u00eame les pots de chambre de porcelaine se briser en mille morceaux. Tout se passe \u00e0 travers la voix, les intonations, la ma\u00eetrise des expressions du visage\u00a0: chaque caract\u00e8re, chaque \u00e9motion circule avec une virtuosit\u00e9 remarquable dans les traits qui se tendent et les mots qui se dressent. Le r\u00e9sultat est absolument hilarant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il faut dire que la pi\u00e8ce est dr\u00f4le, quoique cruelle. On rappelle l&rsquo;intrigue en quelques mots\u00a0: Toto, 7 ans, est constip\u00e9 depuis le matin. Rien de grave, mais sa m\u00e8re s&rsquo;inqui\u00e8te, et malheureusement, ce n&rsquo;est pas le jour. Le p\u00e8re, M. Fallavoine, porcelainier, re\u00e7oit M. Chouilloux, membre du minist\u00e8re de la guerre \u00e0 qui il veut vendre ses pots de chambre militaires en porcelaine incassable. S&rsquo;en suit une s\u00e9rie de malheureux malentendus et maladresses qui ruinent non seulement les affaires de Fallavoine, mais \u00e9galement son couple (il faut dire que Julie n&rsquo;a pas un caract\u00e8re facile), et enfin le mariage de M. Chouilloux. Seul compte le caprice de Toto\u00a0: il ne veut pas prendre sa purge, il ne la prendra pas, quitte \u00e0 semer la pagaille entre les adultes et leurs manipulations hypocrites, et Toto, sachez-le, y parvient.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Justine Leret<\/h6>\n<pre>Photo : Les Livreurs<\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Lecture | Th\u00e9\u00e2tre des D\u00e9chargeurs | En savoir plus On purge b\u00e9b\u00e9 est une com\u00e9die de Feydeau avec sept personnages\u00a0: trois femmes, trois hommes et un enfant. 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