{"id":9286,"date":"2017-04-28T20:00:39","date_gmt":"2017-04-28T18:00:39","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=9286"},"modified":"2017-04-28T20:00:39","modified_gmt":"2017-04-28T18:00:39","slug":"la-chose-commune","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=9286","title":{"rendered":"La chose commune"},"content":{"rendered":"<p>Spectacle musical | Th\u00e9\u00e2tre de la Ville | <a href=\"http:\/\/www.theatredelaville-paris.com\/spectacle-lachosecommuneemmanuelbexdavidlescot-1044\">En savoir plus<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 28 Avril dernier, <em>La chose commune<\/em> \u00e9tait repr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 l\u2019espace Pierre Cardin \u00e0 Paris. Mise en sc\u00e8ne par David Lescot, cette pi\u00e8ce se proposait de raconter la Commune de Paris.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La sc\u00e9nographie \u00e9tait la suivante : trois micros dispos\u00e9s au milieu du plateau, un n\u00e9on repr\u00e9sentant une fr\u00e9quence install\u00e9 au dessus de la sc\u00e8ne, un batteur et un pianiste install\u00e9s au fond de la sc\u00e8ne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le spectacle commence par une d\u00e9clamation d\u2019un texte fa\u00e7on slam par un com\u00e9dien qui raconte les d\u00e9buts de la commune. Entre le po\u00e8me et la chanson, son texte est dot\u00e9 d\u2019un rythme\u00a0 et d\u2019une m\u00e9lodie et pr\u00e9cis mais rimes et m\u00e8tres comme dans un po\u00e8me. Cette premi\u00e8re prestation est tr\u00e8s impressionnante : il s\u2019agit de respecter parfaitement une technicit\u00e9 de l\u2019articulation tout en restituant le sens et le rythme du texte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puis vient \u00c9lise Caron, chanteuse de renom. Sa voix tr\u00e8s douce mais pas moins \u00e9nergique pour autant donne une dimension plus lyrique au chant r\u00e9volutionnaire. Finis les airs entra\u00eenants et violents, il s\u2019agit de chanter la r\u00e9volte dans la douceur. De Louise Michel \u00e0 \u00c9lisabeth Dmitrieff, tous les grands noms de la commune sont cit\u00e9s et leur histoire est racont\u00e9e. La pr\u00e9sence d\u2019\u00c9lise caron a quelque chose d\u2019\u00e9minemment po\u00e9tique\u00a0 : elle impose par sa douceur m\u00eame une force assez impressionnante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A de nombreuses reprises pendant le spectacle, un chanteur de jazz intervient et chante en anglais. Ses paroles sont traduites instantan\u00e9ment par projection sur le mur du fond de la sc\u00e8ne. Si au d\u00e9but on peut s\u2019interroger sur les raisons de ce choix (faire chanter un am\u00e9ricain pour raconter la commune de Paris), on est rapidement saisi et convaincu par l\u2019\u00e9nergie qu\u2019il transmet et qui nourrit le spectacle. Sa voix, souvent accompagn\u00e9e par le saxophone, emprunte clairement \u00e0 l\u2019univers du jazz et apporte une dimension plus m\u00e9lancolique \u00e0 la repr\u00e9sentation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On ne manquera pas non plus de saluer la performance brillante des musiciens du spectacle, et plus particuli\u00e8rement celle de la saxophoniste qui\u00a0 impressionn\u00e9 par sa virtuosit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Raconter la commune c\u2019est aussi donner une voix aux anonymes qui ont fait l\u2019histoire de Paris et l\u2019art est sans doute le meilleur moyen, du moins le plus pacifique, pour que le souvenir d\u2019inconnus perdure et ne passe pas aux oubliettes de l \u2018histoire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En bref La chose commune \u00e9tait un spectacle total, une adaptation contemporaine de la commune m\u00ealant chant musique, th\u00e9\u00e2tre et po\u00e9sie dans une mise en sc\u00e8ne hors du commun !<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Linda Beddiar<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Combiner les forts moments historiques, inscrits dans la m\u00e9moire commune du public, avec la fra\u00eecheur et l&rsquo;attirance qu&rsquo;offre une performance musicale de bon niveau est souvent une recette magique. C&rsquo;est exactement autour de ce sch\u00e9ma-l\u00e0 que s&rsquo;est construit le spectacle <em>La Chose Commune<\/em>, production pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 l&rsquo;espace Cardin du Th\u00e9\u00e2tre de la Ville du 19 au 29 avril 2017.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans ce concert con\u00e7u par Emmanuel Bex et David Lescot, il s&rsquo;agissait, comme eux-m\u00eame expliquent, de \u00ab\u00a0raconter l\u2019histoire de la Commune (1871) par la musique improvis\u00e9e\u2026 parce que c\u2019est une affaire de r\u00e9sistance, de r\u00e9volution et d\u2019improvisation : comme le jazz\u00a0\u00bb. Ainsi les m\u00e9lodies et les rythmes jazz improvis\u00e9s se sont plong\u00e9s dans l&rsquo;histoire fran\u00e7aise, pour y rep\u00e9rer les personnages et les \u00e9v\u00e9nements de leur r\u00e9cit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;\u00e9tait un spectacle parfaitement r\u00e9ussi, non seulement gr\u00e2ce \u00e0 la rencontre fertile de la repr\u00e9sentation musicale avec son sujet historique, mais aussi parce que chacun de ces deux aspects \u00e9tait vraiment bien travaill\u00e9 en soi. Les musiciens, dont certains sont des figures du jazz internationalement reconnues, \u00e9taient bien s\u00fbr d&rsquo;un niveau excellent, et l&rsquo;organisation du programme de fa\u00e7on \u00e0 alterner les styles, les rythmes et les musiciens sur sc\u00e8ne, ne donnait aucune possibilit\u00e9 de se fatiguer. L&rsquo;ensemble des musiciens et des morceaux jou\u00e9s ayant \u00e9t\u00e9 excellents, on en a distingu\u00e9 la performance expressive et \u00e9mouvante de la chanteuse et com\u00e9dienne \u00c9lise Caronet\u00a0 ainsi que le dynamisme du slameur Mike Ladd. Quant \u00e0 l&rsquo;approche du sujet, \u00e0 savoir l&rsquo;histoire de la Commune de Paris en 1871, on a beaucoup estim\u00e9 la fa\u00e7on dynamique, questionneuse et pas du tout scolaire dont cette production a trait\u00e9 les \u00e9v\u00e9nements d&rsquo;une \u00e9poque certes \u00e9loign\u00e9e, mais dont on a toujours beaucoup \u00e0 tirer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Compl\u00e9t\u00e9e par un d\u00e9cor et des costumes tr\u00e8s simples mais bien \u00e9l\u00e9gants, qui laissent certains\u00a0 traits rouges raconter leurs propres histoires dans la neutralit\u00e9 du noir qui y dominait, cette\u00a0 rencontre merveilleuse de la vivacit\u00e9 du jazz avec un des mouvements les plus dynamiques de l&rsquo;histoire moderne a\u00a0 offert un spectacle aussi bon pour l&rsquo;oreille que pour le c\u0153ur. Et puis, des pistes de r\u00e9flexion, sur tout ce qui peut \u00eatre que de \u00ab\u00a0d\u00e9fendre certaines utopies\u00a0\u00bb&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les repr\u00e9sentations sont termin\u00e9es, le CD vient de sortir&#8230;<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Maria Constantinou<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Emmanuel Bex en collaboration avec David Lescot proposent <em>La Chose commune<\/em> au Th\u00e9\u00e2tre de la Ville de Paris du 19 au 29 avril 2017. L\u2019espace Cardin prend des allures de concert-r\u00e9volutionnaire. L\u2019\u00e9vocation chronologique des \u00e9v\u00e9nements de la Commune pr\u00eate \u00e0 confusion. Le concert d\u00e9bute par le r\u00e9cit de la journ\u00e9e d\u2019un militant qui se balade dans les rues de Paris. Cette premi\u00e8re immersion datant du 18 mars 1871, accompagn\u00e9e par la batterie de Simon Goubert et l\u2019orgue Hammond d\u2019Emmanuel Bex, est perturb\u00e9e par une seconde. Intervient un jazzman am\u00e9ricain \u00e0 la voix grave et cass\u00e9e. Bien qu\u2019il nous entra\u00eene avec lui dans sa performance o\u00f9 le saxophone de G\u00e9raldine Laurent se laisse aller, on est perdu. Que se passe-t-il ? Pourquoi du jazz en pleine insurrection parisienne ? Le public un peu d\u00e9rout\u00e9 par ce passage anecdotique, se laisse s\u00e9duire par Elise Caron sensuelle dans sa robe rouge moulante. Un a capella l\u00e9g\u00e8rement suivi par la batterie. Elle interpr\u00e8te Elisabeth Dmitrieff avec une douceur fragile parfois ponctu\u00e9e par des notes plus appuy\u00e9es. Elle est rejointe par David Lescot et sa trompette pour le morceau suivant: La Canaille. Cet air presque parl\u00e9 voire cri\u00e9 nous replonge dans cet \u00e9pisode r\u00e9volutionnaire que l\u2019on avait presque oubli\u00e9. Pourtant, lorsque la totalit\u00e9 des instruments pr\u00e9sents sur sc\u00e8ne s\u2019en m\u00ealent, c\u2019est une v\u00e9ritable cacophonie. Un bruit d\u00e9sordonn\u00e9 et sans la moindre harmonie confond r\u00e9volution et saccage auditif. On ne peut dissocier le saxophone de l\u2019orgue Hammond, tous deux domin\u00e9s par la batterie. De m\u00eame, la fl\u00fbte traversi\u00e8re perdue dans ce vacarme sonore. On salue la mise \u00e0 l\u2019honneur des femmes qui tiennent une part importante des th\u00e8mes \u00e9voqu\u00e9es : notamment\u00a0 dans la Ballade en l\u2019honneur de Louise Michel, Duo des femmes, Manifeste \u00e0 l\u2019Union des femmes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un th\u00e8me sur la Commune qui portait mon int\u00e9r\u00eat, mais qui s\u2019av\u00e8re d\u00e9cevant quand elle a la mani\u00e8re de son interpr\u00e9tation. Un concert qui promettait de mettre en lumi\u00e8re un \u00e9v\u00e9nement que les Parisiens avaient oubli\u00e9. Pourtant ce (r)appel \u00e0 la r\u00e9volution a du mal \u00e0 \u00eatre pleinement v\u00e9cu par un public passif, install\u00e9 dans les si\u00e8ges rembourr\u00e9s. On assiste \u00e0 une volont\u00e9 de soul\u00e8vement mais qui ne m\u00e8ne \u00e0 rien.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Pauline Fantou<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comment ne pas penser, d\u00e8s notre installation dans l\u2019Espace Pierre Cardin au Th\u00e9\u00e2tre de la Ville, \u00e0 la proximit\u00e9 entre ce spectacle, cette <em>Chose commune <\/em>et ce qu\u2019on a toujours appel\u00e9 depuis l\u2019antiquit\u00e9 notre \u00ab\u00a0chose publique\u00a0\u00bb, aujourd\u2019hui, notre R\u00e9publique\u00a0? Ce spectacle-concert, mis-en-sc\u00e8ne par Emmanuel Bex, \u00e9minente figure du jazz et David Lescot, auteur, penseur critique et metteur en sc\u00e8ne, permet ainsi de faire un lien entre les deux par la musique et \u00e9videmment la parole.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le jazz, genre de la r\u00e9volte par excellence \u2013 une r\u00e9volte par les notes et les instruments davantage que par le sang \u2013 est ici illustratif dans ses propositions dysharmoniques et d\u00e9concertantes (au sens propre comme au figur\u00e9\u00a0: qui sort du concert des voix) en ce que la Commune a \u00e9t\u00e9 cet \u00e9pisode d\u00e9concertant d\u2019un Paris s\u2019\u00e9tant \u00e9vertu\u00e9 seul au milieu de tous \u00ab\u00a0Vive la R\u00e9publique\u00a0!\u00a0\u00bb. C\u2019est ce que repr\u00e9sente <em>La Chose Commune, <\/em>cette parole distribu\u00e9e entre voix, chant, slam, saxophone, orgue et batterie. Quelquefois ensemble cherchant la vibration chorale d\u2019un tout, quelquefois seul, visant le paroxysme surprenant de quelques effets, quelques virtuosit\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si la musique \u00e9tait virtuose, David Lescot, Elise Caron, Mike Ladd font de leurs mots un v\u00e9ritable spectacle. En effet, chaque morceau de cette longue rhapsodie nous emm\u00e8ne voir de plus pr\u00e8s cette r\u00e9volution qu\u2019\u00e9tait la Commune. A travers cette superbe hypotypose de la reprise de Paris par les \u00ab\u00a0Versaillais\u00a0\u00bb notamment, David Lescot nous entra\u00eene tremper nos bottes dans les tristes rues d\u2019un Paris teint\u00e9 du sang r\u00e9publicain vers\u00e9 pour notre R\u00e9publique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il faut cependant remarquer plusieurs choses. Si la force de la parole devient certes performative, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 moins le cas pour le chant. En effet, la voix d\u2019\u00c9lise Caron \u2013\u00a0 dont la force, la beaut\u00e9 et la justesse n\u2019ont pas \u00e0 \u00eatre remis en cause \u2013 semble soudain vid\u00e9e de tout sens d\u00e8s lors qu\u2019une m\u00e9lodie lui donne la marche \u00e0 suivre. Il est \u00e9tonnant alors de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 ce statut de la parole, \u00e0 cette force qu\u2019elle rev\u00eat au moment m\u00eame de ce spectacle et de sa port\u00e9e \u00e9minemment politique sous sa forme parl\u00e9e, et cette douceur, cette sympathie sous sa forme chant\u00e9e. On peut alors songer qu\u2019il s\u2019agirait simplement de deux faces d\u2019une m\u00eame m\u00e9daille\u00a0: l\u2019esth\u00e9tique repose toujours sur la sensibilit\u00e9 comme elle repose sur le plaisir de l\u2019intellection. C\u2019est parce que la voix chant\u00e9e est stylis\u00e9e que nous pouvons entendre et prendre plaisir \u00e0 suivre les chemins de cette voix parl\u00e9e, celle qui nous conte les pas de ce voyage historique, celle qui clame \u00ab\u00a0Soyons juste\u00a0\u00bb, celle qui sonne \u00ab\u00a0La libert\u00e9 de conscience est la premi\u00e8re des libert\u00e9s.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est cette voix l\u00e0, cette voix politique, cette voix forte r\u00e9sonnant dans la salle et dans l\u2019actualit\u00e9 qui sait nous toucher. Comment ne pas rester songeur face au r\u00e9cit d\u2019une \u00e9lite riche et arm\u00e9e qui allant assassiner les vieillards, les hommes, les femmes, ce paradis de culture et de plaisir qu\u2019\u00e9tait devenu Paris, ce monde socialiste (reconnaissance du droit politique des femmes, premi\u00e8re commission du Travail\u2026) vient d\u00e9truire le monde r\u00e9publicain si semblable au n\u00f4tre\u00a0? Comment ne pas voir quelques traits similaires dans un assassinat des valeurs r\u00e9publicaines quand ce qui fait aujourd\u2019hui la \u00ab\u00a0chose commune\u00a0\u00bb, la vie politique, la vie en commun passe aux mains d\u2019une \u00e9lite intellectuelle, riche et arm\u00e9e\u00a0? Comment d\u00e8s lors juste regarder\u00a0? C\u2019est la question finale de ce spectacle.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Tristan Gauberti<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Th\u00e9\u00e2tre de la Ville fait peau neuve et nous permet de d\u00e9couvrir des salles pas toujours ouvertes\u00a0! L\u2019espace Cardin s\u2019\u00e9l\u00e8ve dans une belle b\u00e2tisse du XIXe si\u00e8cle. On y entre par un jardin et on se retrouve dans un espace moderne au couloir circulaire et des cr\u00e9ations. Nous descendons les escaliers pour nous retrouver au parterre. Les si\u00e8ges sont tr\u00e8s confortables, d\u2019un rouge p\u00e9tant et la r\u00e9gis est avec nous mais dans un local bien isol\u00e9 qui est tr\u00e8s bien int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 la salle. Le rythme me s\u00e9duit imm\u00e9diatement. Simon Goubert \u00e0 la batterie fait des miracles\u00a0! Et sa batterie est impressionnante\u00a0! Elle lui permet une grande vari\u00e9t\u00e9 de sons et une vaste expressivit\u00e9. Visuellement c\u2019est vraiment une batterie qui en jette\u00a0! Les timbales sont si nombreuses qu\u2019elles semblent \u00eatre des arbustes qui cachent le batteur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La saxophoniste G\u00e9raldine Laurent nous cadence en m\u00e9lodie ber\u00e7ante d\u2019abord pour mieux nous impressionner plus tard. La folie de l\u2019improvisation musicale est entrainante\u00a0; le jazz est en f\u00eate. Et les doigts de David Lescot nous parlent, racontent des histoires en tapotant les touches du piano \u00e0 deux claviers qui en sort de merveilleux accords. C\u2019est alors qu\u2019Elise Caron pr\u00e9sente deux personnages qui rendent plus vivant cette p\u00e9riode et qui sont sens\u00e9s nous \u00e9mouvoir\u00a0: Louise Michel et Elisabeth Dmitrieff. Mais voil\u00e0. Mon oreille se froisse, \u00e7a crisse, \u00e7a fait mal\u00a0! La voix grimpe dans un aig\u00fce qui n\u2019est pas de son timbre. Elise Caron a une belle voix plut\u00f4t grave mais elle cherche le son du cristal. Erreur\u00a0fatidique!! Elle semble plus se casser les cordes vocales et nous casser les oreilles par la m\u00eame occasion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Heureusement que les passages en duo avec Emmanuel Bex sont rod\u00e9s et supers (d\u2019ailleurs \u00e0 ce moment-l\u00e0 Elise reprend sa voix plus basse). Si les musiciens tiennent la sc\u00e8ne du d\u00e9but \u00e0 la fin, les chanteurs font leurs apparitions selon leurs textes. Et quand Elise Caron refait son entr\u00e9e je prie pour qu\u2019elle ne reprenne pas sa \u00ab\u00a0fausse\u00a0\u00bb voix, j\u2019en viens \u00e0 la fin du spectacle \u00e0 maudire le metteur en sc\u00e8ne qui a permis un tel carnage\u00a0!!!!! Qui n\u2019est autre que David Lescot.. Sinon, Mike Ladd a une voix \u00e0 la Tom Wait qui r\u00e9pare mes oreilles et c\u2019est un vrai moment de plaisir quand il commence son premier solo. Mais l\u00e0 encore quelque chose me g\u00eane. Cette fois ci ce n\u2019est pas la voix. Cette voix puissante, modulable qui vous envoie une \u00e9motion directement dans le ventre, en somme une voix de caract\u00e8re. Non ce n\u2019est certainement pas cela. Mais plut\u00f4t je me demande pourquoi le seul homme \u00ab\u00a0qui est un sid\u00e9rant improvisateur\u00a0\u00bb -d\u2019apr\u00e8s la brochure du spectacle- chante en anglais\u00a0? J\u2019avais lu le synopsis qui parlait d\u2019un spectacle o\u00f9 les textes sont improvis\u00e9s mais j\u2019aurais d\u00fb m\u2019arr\u00eater plus attentivement sur l\u2019absence de l\u2019adjectif ind\u00e9fini \u00ab\u00a0tous\u00a0\u00bb car il n\u2019y avait que le \u00ab\u00a0rappeur slammer\u00a0\u00bb am\u00e9ricain qui s\u2019est pr\u00eat\u00e9 au jeu avec un sur-titrage tr\u00e8s approximatif voir totalement inappropri\u00e9 qui rendait incompr\u00e9hensible pour un fran\u00e7ais moyen ne pratiquant pas l\u2019anglais et qui vient d\u00e9couvrir ou revivre un \u00e9v\u00e9nement important de l\u2019histoire de France.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En somme un spectacle-concert qui aurait pu \u00eatre bien\u2026<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Chlo\u00e9 Hoarau<\/h6>\n<hr \/>\n<p>Un vent de fra\u00eecheur et de libert\u00e9 a souffl\u00e9 sur l&rsquo;espace Pierre Cardin pendant la repr\u00e9sentation de la Chose commune, spectacle con\u00e7u par Emmanuel Bex et David Lescot. En pleine p\u00e9riode d&rsquo;\u00e9lections, de doutes, de d\u00e9ceptions, o\u00f9 l&rsquo;on sent gronder le fort sentiment du \u00ab\u00a0\u00e0 quoi bon?\u00a0\u00bb, les artistes nous redonnent l&rsquo;espoir, nous rappelant que des citoyens se sont battus pour leurs id\u00e9es, confiants dans la capacit\u00e9 de la politique \u00e0 assurer au pays un futur plus libre et plus \u00e9galitaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>La<\/em> <em>Chose commune<\/em> fait \u00e0 la fois r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la \u00ab\u00a0chose publique\u00a0\u00bb, notre <em>res publica<\/em>, et \u00e0 l&rsquo;\u00e9pisode de la Commune de Paris, insurrection inattendue et instinctive des Parisiens en 1870. Ils s&rsquo;oppos\u00e8rent au gouvernement de Versailles mis en place \u00e0 la suite de la d\u00e9faite contre la Prusse. Face \u00e0 Thiers, la ville de Paris refuse d&rsquo;\u00eatre prise par les Prussiens: se cr\u00e9\u00e9 alors un Etat dans l&rsquo;Etat, l&rsquo;occasion de r\u00eaver, d&rsquo;esp\u00e9rer mettre en place de nouvelles solutions pour un nouvel avenir. Le titre nous rappelle que la Commune de Paris fut un \u00e9v\u00e9nement fondateur dans l&rsquo;histoire de la R\u00e9publique, sorte de parenth\u00e8se d&rsquo;espoir politique de quelques mois, qui a d\u00e9but\u00e9 par une paix et se finira dans le sang.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est ce souffle d&rsquo;espoir aussi bien que les doutes et la mis\u00e8re de l&rsquo;\u00e9poque que nous propose de nous faire revivre ce spectacle, tout entier plac\u00e9 sous le signe du m\u00e9lange: le jeu th\u00e9\u00e2tral se m\u00eale au chant, la musique se m\u00eale au texte. Les mots sont chant\u00e9s, dits, cri\u00e9s. Ils sont accompagn\u00e9s d&rsquo;un son tant\u00f4t m\u00e9lancolique, tant\u00f4t groove, tant\u00f4t presque \u00e9lectronique. Tous les musiciens ne sont jamais sur sc\u00e8ne au m\u00eame moment, mais l&rsquo;ensemble est l\u00e0 encore disparate: une saxophoniste, un batteur, un clavi\u00e9riste et trois chanteurs-diseurs-crieurs qui peuvent \u00e0 l&rsquo;occasion jouer de la fl\u00fbte traversi\u00e8re ou de la trompette.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La premi\u00e8re chanson nous emporte: \u00e0 la premi\u00e8re personne, sur une sorte de slam, un jeune homme nous raconte sa travers\u00e9e de Paris au moment de la mont\u00e9e des barricades, son \u00e9tonnement, ses interrogations. Lui aussi est surpris de cette r\u00e9volte impr\u00e9vue. Le rythme est ultra rapide, saccad\u00e9. Nous faisons le tour de Paris, presque \u00e9tourdis par ces noms de rues, de places, de monuments qui nous rappellent que cela pourrait \u00eatre nous, les r\u00e9volt\u00e9s, que finalement les murs sont toujours l\u00e0 dans leur proximit\u00e9, muets en apparence mais charriant tant de souvenirs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La deuxi\u00e8me chanson, \u00ab\u00a0together we are strong\u00a0\u00bb est tout un programme, appelle \u00e0 la r\u00e9union, \u00e0 la r\u00e9volte dans un anglais qui nous est surtitr\u00e9. Nous voil\u00e0 enfi\u00e9vr\u00e9s, pr\u00eats \u00e0 en d\u00e9coudre. Puis tout change brutalement : au chanteur succ\u00e8de une chanteuse, dont la robe d&rsquo;un rouge vif r\u00e9pond aux petites touches rouges r\u00e9pandues sur sc\u00e8ne -les baskets de la saxophoniste, les \u00e9paulettes des musiciens. Il n&rsquo;est pas besoin de nous rappeler \u00e0 quel point la gauche communiste s&rsquo;attachera \u00e0 la m\u00e9moire de la Commune. La voix se fait plaintive tandis qu&rsquo;elle d\u00e9cline son identit\u00e9: Elisabeth Dmitrieff, insurg\u00e9e, et qu&rsquo;elle nous narre des \u00e9pisodes de sa vie sur un ton parfois r\u00e9volt\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La musique et les textes nous font revivre la chronologie de la Commune, ses personnages et ses revendications, l&rsquo;Union des femmes, Louise Michel, la Semaine sanglante. Nous ne sommes jamais laiss\u00e9s en place, toujours surpris par une nouvelle tonalit\u00e9, un nouveau rythme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parfois le texte dispara\u00eet, la sc\u00e8ne est laiss\u00e9e libre aux instrumentistes et baigne dans le jazz, dans le groove. La musique est sans carcan, en partie improvis\u00e9e: des solos s&rsquo;y ins\u00e8rent, pendant lesquels les autres instrumentistes, devenus spectateurs, se font discrets, accompagnent doucement, toujours attentifs. Alors passe dans les regards ce m\u00e9lange d&rsquo;admiration et de complicit\u00e9 que l&rsquo;on trouve dans les groupes de jazz. Car ils ne peuvent pas ne pas s&rsquo;\u00e9couter: la porte est ouverte pour un \u00e9clat, un instrument s&rsquo;y engouffre mais les autres sont toujours l\u00e0, tentant d&rsquo;anticiper pour mieux accompagner, guettant le moment opportun pour r\u00e9appara\u00eetre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;improvisation de la musique rappelle celle de la r\u00e9volte, elle a un c\u00f4t\u00e9 instinctif et animal. Tout le spectacle est une incarnation de cette p\u00e9riode, et nous devenons, par empathie, ces \u00eatres r\u00e9volt\u00e9s qui avaient l&rsquo;espoir d&rsquo;un monde meilleur, qui pouvaient se battre pour leurs id\u00e9es. La libert\u00e9 et l&rsquo;espoir, voil\u00e0 une belle r\u00e9ponse \u00e0 faire au sentiment d&rsquo;impuissance qui nous \u00e9treint parfois. Rappelons-nous que la R\u00e9publique est chose commune, elle nous appartient et c&rsquo;est \u00e0 nous de nous battre pour elle.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Marl\u00e8ne Lafont<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les instruments dispos\u00e9s sur la sc\u00e8ne de l\u2019Espace Pierre Cardin baignent dans la lueur d\u2019un n\u00e9on rouge. La douce lumi\u00e8re n\u2019est pas un clin d\u2019\u0153il \u00e0 la couleur des si\u00e8ges confortables dans lesquels les spectateurs viennent de s\u2019installer. Ce rouge est celui, embl\u00e9matique, de la Commune. C\u2019est le rouge du drapeau adopt\u00e9 par la Commune, celui du mouvement ouvrier et des luttes sociales. C\u2019est le rouge du sang vers\u00e9 lors des combats entre Versaillais et Communards lors de la Semaine Sanglante du 21 au 28 mai 1871.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les six artistes s\u2019installent. Ils n\u2019\u00e9chappent pas \u00e0 cette d\u00e9monstration du rouge, allant d\u2019un simple liserai sur la boutonni\u00e8re des vestons du pianiste et du batteur au doux rouge de la robe en velours de la chanteuse Elise Caron. Faire vivre \u2013 ou refaire vivre\u00a0? \u2013 l\u2019espace d\u2019un spectacle l\u2019espoir port\u00e9 par la Commune est l\u2019objectif des musiciens et metteurs en sc\u00e8ne Emmanuel Bex et David Lescot. Les cymbales ouvrent cette faille spatio-temporelle. Pendant une heure et demie s\u2019encha\u00eeneront hommages en musique \u00e0 la Commune et \u00e0 ses figures historiques, dans un judicieux m\u00e9lange entre cr\u00e9ations originales et chants r\u00e9volutionnaires authentiques. Au fil des morceaux se d\u00e9tachent la vie de deux figures principales de la Commune\u00a0: Elisabeth Dmitrieff et Louise Michel, depuis leur engagement dans la Commune jusqu\u2019\u00e0 leurs d\u00e9portations respectives en Sib\u00e9rie et en Nouvelle-Cal\u00e9donie. La fureur des mots de ces chansons, interpr\u00e9t\u00e9es \u00e0 la fois par Elise Caron et Emmanuel Bex, se diffuse et fait vibrer les spectateurs. Cette vibration des textes est renforc\u00e9e par la pr\u00e9cision et la passion des autres musiciens, virtuoses. Les deux solos de la pi\u00e8ce, l\u2019un de saxophone par G\u00e9raldine Laurent, l\u2019autre de batterie par Simon Goubert, ont \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement extatiques. Le chanteur jazz anglais Mike Ladd cl\u00f4t cette boucle de virtuosit\u00e9 en saupoudrant aux chants r\u00e9volutionnaires une touche de groove. En anglais, celui-ci restitue parfaitement l\u2019\u00e9motion et la puissance du\u00a0 \u00ab\u00a0Temps des Cerises\u00a0\u00bb. Les trois voix se m\u00ealent et se d\u00e9m\u00ealent au fil des morceaux, dotant ceux-ci d\u2019un caract\u00e8re successivement m\u00e9lancolique, furieux ou passionn\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019on ressort de ce spectacle d\u00e9sireux d\u2019en apprendre toujours plus sur ces personnages ray\u00e9s des manuels scolaires, ainsi qu\u2019empli d\u2019une force nouvelle, celle de la lutte pour un id\u00e9al. L\u2019on ne r\u00e9siste pas \u00e0 l\u2019envie de reprendre \u00e0 tue-t\u00eate cette phrase, le leitmotiv du spectacle\u00a0: \u00ab\u00a0C\u2019est la canaille\u00a0! Eh bien j\u2019en suis\u00a0!\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Valentine Lanoix<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un concert de jazz sur la Commune. Voil\u00e0 qui a de quoi surprendre\u00a0! Et c\u2019est bien ce que compte faire Emmanuel Bex et David Lescot. L\u2019un est organiste et pianiste de jazz, l\u2019autre est dramaturge, musicien et metteur en sc\u00e8ne, et \u00e0 deux ils ont mont\u00e9 <em>La Chose commune<\/em>. Du 19 au 29 avril, \u00e0 l\u2019espace Cardin, on peut aller les voir incarner le peuple r\u00e9volutionnaire du Paris de la Commune. Orgue, batterie, saxophone constituent la partie musicale principale, \u00e0 laquelle s\u2019ajoutent parfois trompette et fl\u00fbte traversi\u00e8re, et trois chanteurs. La Commune, comme toute r\u00e9volution, est en effet une affaire de groupe et aussi d\u2019improvisation, comme le jazz. Au fur et \u00e0 mesure des treize chansons qui composent le spectacle, les musiciens et chanteurs nous racontent l\u2019histoire de ces quelques mois pendant lesquels le peuple de Paris s\u2019est soulev\u00e9 contre l\u2019Empire pour \u00e9tablir une r\u00e9publique. Mais ils ne nous la racontent pas \u00e0 la mani\u00e8re chronologique, d\u00e9taill\u00e9e, scientifique des historiens. Non, ici il s\u2019agit plut\u00f4t de faire sentir au public l\u2019air r\u00e9volutionnaire qui a souffl\u00e9 \u00e0 Paris en 1871.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e8s le d\u00e9but du concert, David Lescot (chanteur, trompettiste et auteur des textes) nous plonge au c\u0153ur des \u00e9v\u00e9nements. En habits modernes mais avec une casquette qui rappelle celle des soldats du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, bord\u00e9e d\u2019un liser\u00e9 rouge, il parle plus qu\u2019il ne chante, sa voix accompagnant l\u2019orgue (Emmanuel Bex), la batterie (Simon Goubert) et le saxophone (G\u00e9raldine Laurent) sur un rythme qui est celui d\u2019une marche. Il nous raconte alors la journ\u00e9e du \u00ab\u00a018 mars\u00a0\u00bb (c\u2019est le titre de la chanson et la date du d\u00e9but de l\u2019insurrection populaire) depuis le point de vue d\u2019un garde national qui, au r\u00e9veil, d\u00e9couvre ce qu\u2019il se passe dans la ville et qui en parcoure les rues, comprenant peu \u00e0 peu l\u2019ampleur de l\u2019\u00e9v\u00e9nement. Il finit par dire \u00ab\u00a0On a fait une r\u00e9volution et on n\u2019a m\u00eame pas fait expr\u00e8s\u00a0\u00bb. \u00a0Le r\u00e9cit se met en place, ce que montre la deuxi\u00e8me chanson, \u00ab\u00a0Together we are strong\u00a0\u00bb. Le rappeur slammeur Mike Ladd intervient et proclame le fondement de cette r\u00e9volution dans les valeurs de partage et d\u2019union du communisme. Les musiciens et chanteurs nous font entendre, au fur et \u00e0 mesure du spectacle, les diff\u00e9rents points de vue, les diff\u00e9rentes volont\u00e9s qui, soudain r\u00e9unies dans un m\u00eame id\u00e9al de partage, ont fait la Commune\u00a0: voix de soldat, du peuple, des femmes \u2013 la c\u00e9l\u00e8bre Louise Michel, mais aussi Elisabeth Dmitrieff magnifiquement incarn\u00e9e par la voix d\u2019\u00c9lise Caron qui est et qui incarne une \u00ab\u00a0femme en robe rouge le poing lev\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce que l\u2019on retient avant tout de ce concert, c\u2019est les voix. Tant\u00f4t chantant, tant\u00f4t parlant, seule, en ch\u0153ur ou en canon, elles montrent la puissance r\u00e9volutionnaire que poss\u00e8de l\u2019oralit\u00e9. Les textes sont, pour la plupart, \u00e9crits par David Lescot, mais certains sont emprunt\u00e9s \u00e0 des po\u00e8tes, \u00e0 des chansons populaires de l\u2019\u00e9poque, ou m\u00eame au <em>Second Manifeste du Comit\u00e9 central de l\u2019Union des femmes<\/em> qui est mis en musique et en chanson de mani\u00e8re remarquable. On l\u2019a compris, ce concert n\u2019a rien de conformiste, on ne s\u2019\u00e9tonne plus alors que dans le morceau qui, entre tous, pourrait \u00eatre chant\u00e9, <em>L\u2019Hymne<\/em>, la voix laisse place \u00e0 un magistrale solo de batterie\u00a0: Simon Goubert, avec une \u00e9nergie et un sens du rythme \u00e9poustouflant, semble danser autour de sa batterie et nous fait sentir que le jazz, comme la Commune, est affaire de r\u00e9volution et source de beaut\u00e9.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Oc\u00e9ane Le Bourhis<\/h6>\n<pre>Photo : Christophe Raynaud de Lage<\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Spectacle musical | Th\u00e9\u00e2tre de la Ville | En savoir plus Le 28 Avril dernier, La chose commune \u00e9tait repr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 l\u2019espace Pierre Cardin \u00e0 Paris. Mise en sc\u00e8ne par David Lescot, cette pi\u00e8ce se proposait de raconter la Commune de Paris. La sc\u00e9nographie \u00e9tait [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":9272,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[14,39,5],"tags":[],"class_list":["post-9286","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives","category-spectacle-musical","category-theatre-de-la-ville"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9286","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=9286"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9286\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=9286"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=9286"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=9286"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}