{"id":9947,"date":"2017-10-10T20:00:58","date_gmt":"2017-10-10T18:00:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=9947"},"modified":"2017-10-10T20:00:58","modified_gmt":"2017-10-10T18:00:58","slug":"solstice","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=9947","title":{"rendered":"Solstice"},"content":{"rendered":"<p>Danse | Th\u00e9\u00e2tre national de Chaillot | <a href=\"http:\/\/theatre-chaillot.fr\/blanca-li-solstice\">En savoir plus<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">La compagnie Blanca Li pr\u00e9sente au Th\u00e9\u00e2tre National de la Danse de Chaillot le spectacle <i>Solstice<\/i>. Cette cr\u00e9ation artistique a comme th\u00e8me central la repr\u00e9sentation de la nature tourment\u00e9e par l&rsquo;homme. Elle m\u00eale r\u00e9solument danse contemporaine et forte sc\u00e9nographie, notamment gr\u00e2ce \u00e0 des voiles tendus et mouvants, sur lesquels sont projet\u00e9es des vid\u00e9os. La musique se fond aux mouvements des quatorze danseurs, quand ce ne sont pas les danseurs eux-m\u00eames qui la produisent gr\u00e2ce \u00e0 leur corps ou \u00e0 des objets. La directrice de la compagnie, Blanca Li, danseuse et chor\u00e9graphe franco-espagnole, explique qu&rsquo;elle a voulu sensibiliser le public \u00e0 l&rsquo;\u00e9cologie, et montrer la fragilisation de la nature.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le spectacle est une succession de tableaux qui repr\u00e9sentent les diff\u00e9rentes facettes de la nature, comme le feu, la glace, le sable ou encore la terre. Ce dernier tableau, qui cl\u00f4t la repr\u00e9sentation, est s\u00fbrement le plus impressionnant. En effet, les danseurs r\u00e9partissent de la terre sur la sc\u00e8ne et en prennent possession, ne faisant plus qu&rsquo;un avec la mati\u00e8re, sur le rythme d\u00e9cha\u00een\u00e9 des percussions, en une sorte d&rsquo;apoth\u00e9ose. L&rsquo;encha\u00eenement des tableaux est dynamique, le spectateur n&rsquo;a pas le temps de s&rsquo;habituer \u00e0 une sc\u00e8ne. Les costumes participent \u00e0 la recr\u00e9ation des \u00e9l\u00e9ments naturels\u00a0: les tissus fluides balay\u00e9s par le vent imitent la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 des nuages, ou peuvent s&rsquo;enrouler autour des corps pour figurer des gla\u00e7ons. La lumi\u00e8re sublime le jeu des corps et intensifie les diff\u00e9rentes s\u00e9quences, parfois douces, parfois violentes. De temps \u00e0 autre, la musique cesse et demeure seulement un danseur sur la sc\u00e8ne, en toute simplicit\u00e9, provoquant une \u00e9motion sinc\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plus qu&rsquo;un spectacle sensibilisant, c&rsquo;est un spectacle sensible. Le spectateur est totalement immerg\u00e9 dans un univers merveilleux. Le corps de l&rsquo;\u00eatre humain para\u00eet regagner ses sources primitives. C&rsquo;est une \u00e9chapp\u00e9e dans un autre monde, celui de la gr\u00e2ce et de la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9. Les artifices techniques permettent de mobiliser tous les sens, d&rsquo;\u00eatre enti\u00e8rement captiv\u00e9. Le public est \u00e9bloui, il ne souffle mot. En somme, Blanca Li a r\u00e9ussi la prouesse de mettre en sc\u00e8ne un spectacle de danse contemporaine accessible \u00e0 tous, au-del\u00e0 de la r\u00e9alisation souvent herm\u00e9tique du genre. Le spectacle s&rsquo;est conclu sous une salve d&rsquo;applaudissements bien m\u00e9rit\u00e9s pour la troupe de Blanca Li. Courez voir <i>Solstice<\/i>\u00a0!<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Chlo\u00e9 Roland<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mardi 10 octobre au Th\u00e9\u00e2tre National de la Danse \u00e0 Chaillot, malgr\u00e9 le mouvement de gr\u00e8ve ayant rendue incertaine la repr\u00e9sentation du jour, a lieu l&rsquo;une des derni\u00e8res repr\u00e9sentations parisiennes de <em>Solstice<\/em> par la compagnie Blanca Li. Avec ce spectacle, la chor\u00e9graphe espagnole illustre le rapport entre l&rsquo;homme et la nature et retranscrit avec puissance les changements environnementaux au c\u0153ur de ses pr\u00e9occupations.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les quatorze danseurs \u00e9voluent dans un univers d&rsquo;ombre et de lumi\u00e8re, la plupart du temps monochrome. Le rouge, le noir, le blanc et le vert rappellent les \u00e9l\u00e9ments\u00a0naturels et le choix de costumes de couleur chair renforce le caract\u00e8re organique de la mise en sc\u00e8ne. L&rsquo;ambiance est vaporeuse gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;utilisation de grands draps de tulles mouvants au sol puis en l&rsquo;air. Le ciel se fait terre, puis mer, et les danseurs semblent en lutte avec leur environnement. Les tableaux s&rsquo;enchainent et nous entrainent dans un voyage. A un moment fort du spectacle, nous sommes plong\u00e9s presque litt\u00e9ralement dans un bain de lumi\u00e8re blanche et de tulle \u00e9voquant une mer houleuse o\u00f9 les danseurs donnent l&rsquo;impression de lutter contre les \u00e9l\u00e9ments. L&rsquo;effet est saisissant. De plus, des images issues du touchant film documentaire <i>Human<\/i> de Yann Arthus-Bertrand sont projet\u00e9es par moments. En outre, une s\u00e9quence tr\u00e8s th\u00e9\u00e2tralis\u00e9 pr\u00eate \u00e0 sourire\u00a0: les danseurs se touchent et soufflent comme pour se gonfler les uns les autres et l&rsquo;on imagine toute la fragilit\u00e9 de la transmission de la vie, ou la fragilit\u00e9 de la vie elle-m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La forte pr\u00e9sence d&rsquo;effets visuels est renforc\u00e9e \u00e9galement par la musique et les effets sonores dont les passages plus ou moins intenses marquent le rythme du spectacle. Comme \u00e9nergis\u00e9s par le djemb\u00e9, les danseurs nous font voyager vers l&rsquo;Afrique, transportant m\u00eame des calebasses, symbolisant la pr\u00e9ciosit\u00e9 de l&rsquo;eau. Par ailleurs, un grand aquarium d&rsquo;eau est utilis\u00e9 plus tard comme instrument de percussion et se synchronise parfaitement avec la chor\u00e9graphie. Enfin, Bachir Sanogo nous offre un pur moment de gr\u00e2ce au son du n&rsquo;goni malien et de sa voix envo\u00fbtante. Une certaine s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 s&rsquo;installe. Avec ce chant apaisant, Blanca Li nous offre un moment de r\u00e9pit, un espoir, mais cela ne dure pas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La sc\u00e8ne finale se joue dans la cendre noire, d\u00e9pos\u00e9e par les danseurs au sol dans des spirales rappelant \u00e0 la fois \u00e9ruptions volcaniques et tornades. Les corps se salissent de poussi\u00e8re noire alors qu&rsquo;un relief de montagne se dessine dans la cendre sur un panneau inclin\u00e9 install\u00e9 au fond de la sc\u00e8ne. Est-ce l\u00e0 la destin\u00e9e du genre humain\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec <em>Solstice<\/em>, Blanca Li veut nous sensibiliser \u00e0 la cause environnementale et elle y parvient avec brio. On sort de ce spectacle plus alerte et troubl\u00e9.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Florence Delambre<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0En raison d&rsquo;une gr\u00e8ve nationale, certains effets sp\u00e9ciaux du spectacle ne seront exceptionnellement pas visibles aujourd&rsquo;hui.\u00a0\u00bb C&rsquo;est par ces mots et dans ce contexte agit\u00e9 que s&rsquo;ouvre <i>Solstice<\/i> en ce mardi 10 octobre 2017. Pourtant, lorsque le rideau tombe, la sc\u00e9nographie est si impressionnante que l&rsquo;on se demande \u00e0 quels effets sp\u00e9ciaux on peut bien \u00e9chapper. Les premi\u00e8res minutes sont en effet d\u00e9concertantes\u00a0: des corps entrelac\u00e9s, comme pris en \u00e9tau derri\u00e8re des parois de verre, se meuvent avec difficult\u00e9\u00a0; de longues minutes durant, la danse semble absente, \u00e9vanouie derri\u00e8re la puissance d&rsquo;une musique extr\u00eamement forte et d&rsquo;un d\u00e9cor que l&rsquo;on caract\u00e9rise avec peine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une fois d\u00e9gag\u00e9s de cette contrainte initiale, les danseurs s&rsquo;\u00e9lancent, accompagn\u00e9s par de grands voiles blancs en apesanteur sur la sc\u00e8ne, qui tour \u00e0 tour signifieront les dunes du d\u00e9sert ou les vagues de l&rsquo;oc\u00e9an. Ode \u00e0 la nature, <i>Solstice<\/i> suit le rythme des saisons et des \u00e9l\u00e9ments\u00a0: feu, vent, eau et terre sont repr\u00e9sent\u00e9s, parfois m\u00eame narr\u00e9s. Ce sont en effet de petites histoires qui se succ\u00e8dent, qui racontent la vie des hommes et femmes, les \u00e9paules affaiss\u00e9es sous le poids d&rsquo;immenses calebasses emplies d&rsquo;eau ou le retour aux origines \u00e0 travers la terre meuble saisie \u00e0 pleines mains.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Duos, trios, ensembles\u00a0: le spectacle \u00e9volue sans canevas pr\u00e9d\u00e9fini, mais avec une conscience aigu\u00eb de la r\u00e9p\u00e9tition. Soumis aux cycles imperturbables de la nature, les danseurs dansent, dansent, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9puisement, au rythme effr\u00e9n\u00e9 des percussions qui laissent peu de place aux adages. On retrouve \u00e7\u00e0 et l\u00e0 certains gestes, certaines associations, comme pour signifier par touches discr\u00e8tes la persistance imperturbable d&rsquo;une r\u00e9gularit\u00e9 aussi rassurante qu&rsquo;effrayante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car au-del\u00e0 de la repr\u00e9sentation du rapport de l&rsquo;humanit\u00e9 \u00e0 la nature, <i>Solstice<\/i> est une pi\u00e8ce engag\u00e9e, ce dont le leitmotiv du programme de salle atteste\u00a0: \u00ab\u00a0C&rsquo;est le moment d&rsquo;agir\u00a0!\u00a0\u00bb. Aussi tourment\u00e9e que la nature qu&rsquo;elle d\u00e9peint, Blanca Li prend \u00e0 parti les spectateurs. L&rsquo;immensit\u00e9 terrible de la nature est magnifi\u00e9e par cette pi\u00e8ce o\u00f9 la danse oscille sans cesse entre grandeur et humilit\u00e9. Les danseurs se saisissent de la sc\u00e8ne tout comme celle-ci les avale, dans un dispositif sc\u00e9nique original qui cr\u00e9e un mur parall\u00e8le au public au sein duquel danseurs apparaissent et r\u00e9apparaissent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les spectateurs applaudissent \u00e0 pleines mains. Blanca Li a r\u00e9ussi son pari\u00a0: nous nous sommes (sou)lev\u00e9s.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Anonyme<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le premier tableau de\u00a0<em>Solstice<\/em>\u00a0est tout un programme. Les voiles, suspendus par des fils invisibles, se l\u00e8vent doucement. Version revisit\u00e9e des rideaux rouges de th\u00e9\u00e2tre, ils veulent dire la m\u00eame chose\u00a0que leurs pr\u00e9d\u00e9cesseurs : \u00ab <em>B<\/em><i>ienvenue dans cet univers, qui est \u00e9trangement aussi le v\u00f4tre<\/i>\u00a0\u00bb. Cet univers, c&rsquo;est la sc\u00e8ne du Th\u00e9\u00e2tre de la Danse, le 10 octobre au soir, mais surtout, c&rsquo;est le monde menac\u00e9\u00a0: Bianca Li veut dire l&rsquo;urgence \u00e9cologique- dont la force d\u00e9pend de sa pr\u00e9carit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Derri\u00e8re les voiles, quatre projections align\u00e9es\u00a0: le feu, la terre, l&rsquo;eau et l&rsquo;air. Dans ces rayons de lumi\u00e8re ondulent quatre couples de danseurs, qui apparaissent comme quatre entit\u00e9s bic\u00e9phales dont le corset de lumi\u00e8re ne laisse voir que les t\u00eates et le commencement des \u00e9paules. De cette image matricielle se d\u00e9roule le r\u00e9cit \u00e9pique de <em>Solstice<\/em>, qui est tout \u00e0 la fois fait de luttes et d&rsquo;harmonies\u00a0: il dit la synth\u00e8se de la gen\u00e8se et de l&rsquo;apocalypse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On voit sur sc\u00e8ne les corps souffrants, les corps merveilleux, les corps martiaux, les corps sensuels des danseurs qui sont les mots de ce grand conte, et on entend les percussions et la voix de Bachir Sanogo qui est la ligne sur laquelle viennent se greffer les mots. On ne d\u00e9crira pas les tableaux un \u00e0 un, sinon en pr\u00e9cisant que c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9nergie fascinante des danseurs qui fait tenir en un seul morceau la grande fresque, qui ne manquerait pas autrement de s&rsquo;\u00e9tioler \u00e0 force de vouloir trop dire, trop montrer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le dernier tableau -peut-\u00eatre l&rsquo;un des plus r\u00e9ussi, car celui qui se tient le moins dans la d\u00e9monstration- laisse la sc\u00e8ne sous une lumi\u00e8re crue, couverte du sable noir qui porte l&#8217;empreinte des pas des danseurs. Lorsque l&rsquo;impalpable (la lumi\u00e8re) se fait mati\u00e8re (le sable) et la symbiose (les siamois) se fait collectif (ici, une tribu en lutte perp\u00e9tuelle pour savoir qui des plus forts sera le plus fort), alors une nouvelle sociabilit\u00e9 est possible. C&rsquo;est l\u00e0 que r\u00e9side toute la fable \u00e9cologique que se propose de dire Bianca Li\u00a0: le r\u00e9el, et son urgence envahissent tous les pores de l&rsquo;exp\u00e9rience collective, comme le sable noir qui s&rsquo;\u00e9tale sur la sc\u00e8ne sur laquelle elle salue, entour\u00e9e de ses danseurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et c&rsquo;est cette urgence-l\u00e0 qui donne la possibilit\u00e9 d&rsquo;agir. Alors, apr\u00e8s le d\u00e9ferlement de sons, de formes, de couleurs, bref, de gestes, r\u00e9sonne sa voix enjou\u00e9e, qui invite les spectateurs \u00e0 la \u00ab\u00a0pollutiondance\u00a0\u00bb dans le hall du Palais Chaillot, comme pour prolonger le spectacle tous ensemble, en l&rsquo;entamant chacun pour soi.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Nathanaelle Fulleringer<\/h6>\n<hr \/>\n<h3>Blanca Li am\u00e8ne la nature \u00e0 Chaillot<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au Th\u00e9\u00e2tre National de la Danse, la chor\u00e9graphe espagnole met en sc\u00e8ne <em>Solstice<\/em>, un spectacle sur l&rsquo;\u00e9cologie m\u00ealant danse, musique et vid\u00e9o. Ce spectacle est compos\u00e9 des danseurs de la Compagnie Blanca Li mais \u00e9galement d&rsquo;un musicien pr\u00e9sent sur sc\u00e8ne, Bachir Sanogo. La superbe sc\u00e9nographie est de Pierre Attrait, les images de Charles Carcopino et la musique de Tao Gutierrez.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur sc\u00e8ne, les danseurs sont excellents et \u00e0 l&rsquo;aise dans tous les styles\u00a0: du hip-hop au moderne. La pi\u00e8ce se voulant engag\u00e9e pour l&rsquo;\u00e9cologie, les danseurs se d\u00e9battent face aux \u00e9l\u00e9ments qui se d\u00e9cha\u00eenent. La danse est parfois tribale, comme s&rsquo;ils voulaient se rapprocher de la nature, de la Terre. Ils utilisent d&rsquo;ailleurs souvent leur voix. Si la danse est belle, il n&rsquo;y a pas forc\u00e9ment d&rsquo;innovations, ou de mouvements qui restent avec nous en sortant de la salle. On retrouve d&rsquo;ailleurs diff\u00e9rentes sources d&rsquo;inspirations, notamment celle de Lo\u00efe Fuller au d\u00e9but du spectacle lorsque des danseuses sont v\u00eatues de voiles : leurs mouvements de bras rappellent la danse serpentine. Mais on ne trouve rien de nouveau.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce qui est absolument captivant, et qui nous reste avec nous en sortant du th\u00e9\u00e2tre, c\u2019est la sc\u00e9nographie de Pierre Attrait et les images de Charles Carcopino. Sur la sc\u00e8ne, les seuls d\u00e9cors sont des draps blancs qui peuvent \u00eatre d\u00e9plac\u00e9s, un peu comme un nuage textile. Des vid\u00e9os sont projet\u00e9es sur ces draps blancs, changeant alors compl\u00e8tement l&rsquo;espace sc\u00e9nique. En effet, ce qui magnifique, c&rsquo;est comment ces images prennent vie sur ces draps. L&rsquo;oc\u00e9an peut \u00eatre projet\u00e9, et la sc\u00e8ne devient un oc\u00e9an, pareil avec le d\u00e9sert, le vent, l&rsquo;eau, etc. Un moment particuli\u00e8rement remarquable est lorsque les images projet\u00e9es repr\u00e9sentent le d\u00e9sert et le manque d&rsquo;eau, et un danseur fait des mouvements que l&rsquo;on ferait en jouant dans l&rsquo;eau. Le musicien pr\u00e9sent sur sc\u00e8ne, Bachir Sanogo, joue, lui, vraiment avec de l&rsquo;eau pour r\u00e9ellement cr\u00e9er l&rsquo;illusion que le danseur a ses pieds dans l&rsquo;eau. Ce qui est formidable avec ces images, c\u2019est que non seulement elles habillent la sc\u00e8ne de diff\u00e9rents d\u00e9cors, mais \u00e9galement les danseurs. En effet, ces derniers portant pour la plupart du spectacle des sous-v\u00eatements couleur peau, leurs corps peuvent facilement accueillir ces images, rapprochant encore plus le danseur de la nature.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Solstice<\/em> est un magnifique spectacle qui m\u00eale diff\u00e9rents arts et qui essaye de sensibiliser \u00e0 l&rsquo;\u00e9cologie. Mais pour un spectacle de danse, la danse se fond peut-\u00eatre trop au d\u00e9cor, ce qui cr\u00e9e de belles images dont on se souvient, mais on ne se prend pas \u00e0 r\u00e9p\u00e9ter un mouvement vu sur sc\u00e8ne car aucun mouvement n\u2019\u00e9tait m\u00e9morable, et c&rsquo;est dommage car cela aurait rendu le spectacle absolument remarquable, bien qu&rsquo;il soit excellent.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Valentine Smith-Vaniz<\/h6>\n<pre>Photo : Nico Bustos<\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Danse | Th\u00e9\u00e2tre national de Chaillot | En savoir plus La compagnie Blanca Li pr\u00e9sente au Th\u00e9\u00e2tre National de la Danse de Chaillot le spectacle Solstice. Cette cr\u00e9ation artistique a comme th\u00e8me central la repr\u00e9sentation de la nature tourment\u00e9e par l&rsquo;homme. 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